50% des élèves musulmans de Bruxelles antisémites?

Si elle est avérée –et il n’y a, hélas, guère de raisons qu’elle ne le soit pas- l’information est aussi attristante qu’effrayante : 50% des élèves musulmans de Bruxelles sont antisémites.

Les conclusions de cette étude de la « Plate-forme Onderzoek Jeugd » (« Recherche Jeunesse ») sont sans appel. Dans les écoles de la capitale, un élève musulman sur deux déteste les Juifs.

Un constat encore aggravé par l’analyse qu’en fait Mark Elchardus, sociologue à la VUB, et qui n’est pas suspect d’être ni d’extrême droite ni « islamophobe ». Déjà, il note ce décalage : chez les élèves « autochtones », l’antisémitisme n’est « que » de 10%.

A quoi il ajoute que cet antisémitisme n’est pas lié à un faible niveau culturel ou social, comme c’est le cas chez ces racistes « de souche ». Il est clairement relié au fait d’être musulman. Pis, il est plus fort que chez les catholiques antisémites.

La même étude montre encore que ces élèves musulmans vivent en général repliés sur leur propre culture et qu’ils n’ont que peu de relations avec les membres d’autres communautés. 

On se doute que ce chiffre va conforter cette partie de notre communauté qui se voit assiégée par les antisémites et qu’elle va reprendre ses antiennes favorites : «Tout le monde nous déteste » et autres « Alors, ces valises, on les boucle ? ».

Inutile d’ergoter, de tenter d’atténuer ces chiffres ou de chercher des excuses  ni dans l’importation du conflit israélo-palestinien ni dans l’exclusion dont ces jeunes sont aussi l’objet.

Certes, leur intégration est un échec et notre système y est pour beaucoup. Mais on ne saurait admettre que la réponse à un rejet en soit un autre. Ou le racisme est admissible et on ne saurait s’en plaindre. Ou il est intolérable et on ne saurait le pratiquer.

Voyons les choses en face : nous sommes tous confrontés à un échec majeur. Notre société, notre  système éducatif,  nos communautés musulmanes aussi, ont échoué à transmettre des valeurs fondamentales. 

Telle est la dure réalité que nous devons affronter. Certainement pas en nous repliant sur nous-mêmes ou, pire encore, en prenant la fuite. Nous, Belges et Juifs, devons livrer ce combat ici et maintenant.

En réclamant davantage de répression, s’il le faut. En dialoguant autant que faire se peut. Et, avec le soutien de nos compatriotes, nous finirons bien par venir  à bout de tous les racismes.

Pour une analyse plus précise de l’étude, rendez-vous sur  http://www.cclj.be/article/3/2065

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