5774 sera une année d’espoirs, d’efforts et de succès

Dès le lendemain de la guerre de juin 1967, le CCLJ n’a cessé de plaider pour la paix entre Israël et ses voisins. La paix passe par la reconnaissance des Israéliens et des Palestiniens du droit pour chacun des deux peuples à un Etat. Cette reconnaissance réciproque signifie la création d’un Etat palestinien et donc la fin de l’occupation des territoires conquis en 1967.

Pas un seul numéro de Regards, pas un seul mois de conférences au CCLJ sans que le sujet n’ait été abordé. Avec raison, démonstration, passion, débat et surtout espoir. Pendant plus de quarante ans, chaque éditorial, ou presque, de David Susskind et des autres présidents du CCLJ clamait ce qui a fini par devenir une évidence aux yeux de presque tous.

Mais depuis plus de vingt ans de négociations, malgré les Madrid, Oslo, Wye River, Camp David, Taba, Sharm el-Sheikh et Washington, il n’y a toujours pas d’accord. Les extrémistes, la mauvaise volonté et les maladresses des deux camps ont toujours été là pour saboter toute nouvelle tentative.

On ne peut donc que se réjouir de la reprise récente des négociations de paix et saluer les efforts de John Kerry qui est parvenu à ramener Israéliens et Palestiniens à la table de discussion. Encourageons les autorités belges et européennes à se joindre au difficile exercice initié par l’administration américaine.

J’entends les sceptiques et les pessimistes évoquer l’annonce provocante et la progression de la colonisation d’une part ou la négation d’Israël réaffirmée par le Hamas de l’autre pour démontrer l’impossibilité de tout dialogue et prédire un avortement de plus à toute issue négociée. J’entends aussi la solution d’un seul Etat pour deux peuples. Ce slogan était celui de Palestiniens et d’une certaine gauche israélienne et juive dans les années soixante, mais les Israéliens n’en voulaient pas. Ç’aurait été la fin du sionisme. Aujourd’hui, c’est la droite israélienne et certains Palestiniens qui ravivent l’idée. Chacun dans l’idée tactique de soumettre la minorité -c’est-à-dire l’autre- à sa volonté. C’est parier sur l’avantage de l’asymétrie des pouvoirs.

La solution de deux Etats n’est pas une faveur à accorder aux Palestiniens, mais c’est la seule à permettre à Israël de rester un pays juif et démocratique.

Cela demande beaucoup de courage, de compromis, de persévérance et d’espoir.

Voilà le vœu que je formule pour 5774. Dans un Proche-Orient où coule le sang et la haine entre frères, quelle formidable nouvelle ce serait d’annoncer enfin la paix entre voisins.

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En juin, les membres du CCLJ ont élu un nouveau conseil d’administration. Il est composé de Benjamin Beeckmans, Brigitte Feys, Liora Gancarski, Ménia Goldstein, Henri Gutman, Joël Kotek, David Kronfeld, Muriel Mordenfeld, Thomas Strauss, Yves Szmir, Michèle Szwarcburt, Selma Szwarcman, Evelyne Trebitsch, Stéphane Wajskop et Willy Wolsztajn.

Je remercie l’ensemble des membres du personnel et du conseil d’administration pour l’intense activité déployée durant toute l’année 5773 au service de la communauté. Elle s’est terminée comme elle s’est déroulée : avec succès.

Je ne citerai que deux exemples parmi les centaines d’activités, car ils concernent les jeunes et donc la transmission.

Fin juin, 33 filles et garçons -un nouveau nombre record- ont clôturé leur année intensive d’étude du judaïsme pour Bnei-Mitzva lors de deux superbes cérémonies. Ils y ont affirmé avec force et enthousiasme, devant 1.200 membres de leurs familles et amis, leur appartenance au peuple juif.

Fin juillet, plus de 160 jeunes de la JJL -qui fête cette année son 50e anniversaire- sont rentrés enivrés de joie après un séjour de trois semaines de mahane à Blaye. Et pour préparer la nouvelle saison, 45 madrihim sont partis durant deux semaines parfaire leur formation en Israël.

Le programme des activités du CCLJ que vous retrouvez dans Regards et sur www.cclj.be reprend dès Rosh Hashana et comporte de nombreuses nouveautés. J’aimerais que vous notiez déjà la date du 19 octobre 2013 pour pouvoir revivre les « Sixties » et le bonheur d’aider le CCLJ en dansant et en chantant lors du diner de collecte annuel.

Shana Tova ou Metouka.

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