Israël projette de nouveaux dispositifs pour protéger des espaces publics ouverts plus vulnérables aux attentats que les lieux fermés, a indiqué ce mercredi un porte-parole du ministre de la Sécurité intérieure, Gilad Erdan.
Cette annonce fait suite à un rapport d’experts commandé par le ministre après l’attentat du 9 juin au Sarona Market à Tel-Aviv, qui avait fait quatre morts.
Les deux Palestiniens accusés d’avoir commis cette attaque entendaient initialement entrer dans un centre commercial couvert, mais en avaient été dissuadés par la présence de gardes armés aux entrées. A la place, ils avaient ouvert le feu sur les clients d’un café à l’extérieur du périmètre sécurisé du centre commercial.
Le rapport du comité d’experts préconise que, dorénavant, tout site ouvert comprenant plus de dix établissements commerciaux et s’étendant sur plus de 1.000 mètres carrés détienne pour fonctionner une licence de sécurité délivrée par la police, dont l’obtention dépendra d’une série de critères.
Parmi les mesures proposées figurent le déploiement de gardes armés effectuant des fouilles à des postes de contrôle et des patrouilles, l’installation de caméras de surveillance, et la création d’un poste de contrôle central fonctionnant 24 heures sur 24 en contact avec la police locale.
Parmi les sites très populaires qui pourraient bénéficier de ces mesures figurent la promenade le long du port de Tel-Aviv, le marché Mahane Yehuda à Jérusalem, ou encore l’ensemble d’hôtels d’Ein Bokek sur la Mer morte. Le rapport propose d’effectuer un premier test à Ein Bokek.
]]>