Brussels Airlines va réintégrer dans son offre les produits issus d’une colonie en Cisjordanie, rapporte ce mardi La Libre Belgique.
La compagnie aérienne a fait l’objet d’une campagne de boycott en Israël après avoir cessé le mois passé la distribution d’une pâtisserie fabriquée dans un territoire occupé en Cisjordanie.
La polémique était née de la plainte déposée par un voyageur militant de l’organisation « Palestine solidarity movement », après avoir constaté que Brussels Airlines proposait comme dessert à ses voyageurs végétariens des bâtonnets de halva (confiserie à base de sésame) fabriqués dans la zone industrielle de Barkan (Cisjordanie) par la société israélienne « Ahva ». Le passager a saisi ses amis de BDS, et la confiserie a disparu des plateaux…
En Israël, les réactions ont été immédiates, le ministre israélien du Tourisme Yariv Levin (Likoud) déclarant que « Brussels Airlines n’avait pas sa place dans le ciel israélien. Son nom doit être effacé du tableau des vols de l’aéroport international Ben Gourion » (Tel-Aviv), a-t-il affirmé.
Après avoir été menacée de boycott, insultée sur les réseaux sociaux par des internautes pro-israéliens, la compagnie belge a finalement décidé de faire machine arrière. « La décision de retirer ce produit, qui était correctement étiqueté, n’était pas la bonne, car elle n’était pas politiquement neutre. Or c’est ce que nous désirons être. A l’avenir, nous accepterons donc des produits provenant de ce producteur et issus de cette région« , a confirmé la porte-parole de Brussels Airlines. La décision a été prise hier, en concertation avec le gouvernement israélien, a-t-elle expliqué. Une autre raison invoquée du retrait de ce produit avait été qu’il ne répondait pas aux exigences des repas végétariens dont il faisait partie, mais ce motif n’a pas convaincu grand-monde.
Quoi qu’il en soit, si le halva est effectivement produit dans les colonies, le choix de la compagnie belge de le proposer à ses clients peut également être considéré comme un parti pris, et non comme une expression de sa neutralité.
Les plus gourmands regrettont sans doute que cette petite douceur crée une polémique inversement proportionnelle à la taille qu’elle occupe sur les plateaux repas.
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