La police israélienne commence l’évacuation d’Amona

Alors qu’Israël annoncé hier soir la nouvelle construction de 3.000 logements de colonisation en Cisjordanie, quatrième annonce du genre en moins de deux semaines depuis l’investiture de Donald Trump, la police israélienne a commencé ce mercredi matin l’évacuation d’Amona qui était depuis plusieurs années au cœur d’une bataille politique et légale.

Des centaines de policiers sont montés en file indienne, à pied et apparemment sans armes, sur la colline sur laquelle se trouve la colonie devenue emblématique d’Amona, près de Ramallah, afin d’en évacuer les 200 à 300 résidents.

Ils ont pris le contrôle des premières maisons sans rencontrer d’autre résistance que quelques jets sporadiques de pierres de la part d’adolescents, sans doute venus de colonies voisines et convaincus que ces terres sont israéliennes selon la Bible et non pas palestiniennes.

Amona est habitée depuis la fin des années 1990. La Cour suprême israélienne en a ordonné l’évacuation d’ici au 8 février parce qu’elle avait été construite, selon elle, sur des terres privées palestiniennes. Il s’agit donc d’une colonie dite sauvage, c’est-à-dire illégale au regard du droit qu’Israël applique à la majorité de la Cisjordanie.

La colonie d’Amona a mis à l’épreuve la cohésion du gouvernement de Benjamin Netanyahou, confronté sur sa droite au forcing des plus ardents défenseurs de la colonisation, à commencer par les ministres du Foyer juif, parti nationaliste et religieux.

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