Emmanuel Macron : « Il n’existe aucune alternative viable à la solution des deux Etats »

Le président français Emmanuel Macron, qui a reçu ce mercredi 5 juillet le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a réaffirmé le soutien de la France à une solution à deux Etats pour ramener la paix entre Israéliens et Palestiniens.

Il a aussi dit soutenir l’initiative de dialogue du président américain Donald Trump, qui a rencontré en mai les dirigeants israéliens et palestiniens et espère relancer des négociations de paix. « Cette paix doit passer par la réalisation des droits légitimes des Palestiniens à disposer d’un Etat indépendant, et passe aussi par la sécurité d’Israël, à laquelle la France est indéfectiblement attachée », a dit le président français.

Mais il a exprimé sa « préoccupation face à la dégradation de la situation en Cisjordanie, à Jérusalem Est et à Gaza », et a souhaité que « la France puisse faciliter les discussions ».

« Il n’existe aucune alternative viable à une solution à deux Etats mais aujourd’hui cette solution est mise en péril sur le terrain et dans les esprits », a-t-il poursuivi. « Les causes de cette érosion sont connues: la France a toujours condamné la poursuite de la colonisation, illégale au regard du droit international, et qui a atteint depuis le début de l’année un niveau sans précédent », a poursuivi le président français. « L’absence d’horizon politique nourrit le désespoir et l’extrémisme », a-t-il conclu.

Les deux dirigeants ont par ailleurs signé un accord pour créer un Lycée français à Ramallah, qui démarrera à la rentrée.

Le président Abbas a réaffirmé son souhait de « travailler avec Donald Trump pour conclure un accord historique de paix sur la base d’une solution à deux Etats, sur la base des frontières de 1967, avec pour notre propre Etat, Jérusalem-est pour capitale ». « Nous attendons encore la réponse israélienne », a-t-il dit.

Emmanuel Macron ne s’était pas encore exprimé publiquement sur ce dossier, mais, pendant la campagne, il s’était dit hostile à une reconnaissance unilatérale de l’État palestinien.

Selon des sources concordantes, il devrait recevoir le 16 juillet à Paris le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, à l’occasion du 75e anniversaire de la rafle du Vel’ d’Hiv, une visite que l’Elysée n’a pas encore confirmée officiellement.

 

]]>