Un photomontage grossier de Benny Gantz en Adolf Hitler

Benny Gantz, le chef de file du parti centriste Kahol-Lavan, fait l’objet d’attaques abjectes sur les réseaux sociaux où il est dépeint sous les traits d’Adolf Hitler. Une méthode inacceptable qui nous ramène à la campagne de haine précédant l’assassinat d’Yitzhak Rabin en novembre 1995.

Ils n’ont donc rien appris ni tiré la moindre leçon de l’assassinat du Premier ministre israélien Yitzhak Rabin en 1995. Comme à cette époque, la droite nationaliste et les nationalistes religieux n’hésitent à lancer des attaques immondes dont fait l’objet Benny Gantz, le leader de Kahol-Lavan.

Comme si la droite et l’extrême droite israélienne légitiment à nouveau la même violence qui a poussé au crime d’un homme politique.

En voyant le photomontage grossier de Benny Gantz en Hitler, comment ne pas songer à celui d’Yizthak Rabin en Himmler qui avait été ostensiblement affiché sur des calicots lors d’une manifestation d’octobre 1995 à laquelle un certain Benjamin Netanyahou participait et galvanisait une foule pourtant déjà chauffée à blanc.

Lorsqu’un ministre du gouvernement Rabin, Benjamin Ben-Eliezer, avait fait remarquer à Netanyahou que suite à cette manifestation d’une rare violence, des participants se sont dirigés vers la Knesset pour s’en prendre aux ministres et aux députés de la majorité de centre-gauche, Netanyahou n’a réagi qu’en esquissant un sourire ! Indigné, Ben-Eliezer lui a alors glissé que « ça se terminera par un assassinat. Vos partisans sont des fous dangereux. Vous serez responsable de leurs crimes ».

Il est temps que cesse cette manie de nazifier l’adversaire qu’affectionnent tant l’extrême droite et une partie de la droite israéliennes. D’autant plus qu’à droite, certains sont choqués par cette folie qui s’est emparée de leur propre camp. Ils sont conscients que ces discours et ces campagnes de haine portent gravement préjudice à la démocratie israélienne qui fait déjà l’objet de sérieuses remises en cause par les derniers gouvernements dirigés par Benjamin Netanyahou.

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