Chic, on a une nouvelle copine !

Jusqu’à présent, on n’aimait pas trop la journaliste et écrivaine française Elisabeth Lévy. Surtout à cause de sa voix pointue, perçante, parisienne quoi. Et, accessoirement, parce qu’elle est de droite. Très. Elle écrit surtout dans « Le Figaro », « Le Point », ce genre de médias. Et par rapport à Israël, encore davantage. Le site « Causeur. Fr » qu’elle anime regroupe un tas de blogueurs que plus pro-Netanyahou, tu meurs. Et pourtant…

 
On avait déjà remarqué qu’Elisabeth Lévy ne faisait pas partie des braillards péremptoires qui tiennent le haut du pavé de la rue juive en France. Droitière certes, mais classe. Cela se voyait, par exemple dans l’émission « Semaine critique » (France 2), de Franz-Olivier Giesbert, (autre échevelé gauchiste), à laquelle elle participe
 
Et on a encore pu le vérifier la semaine passée, lorsque  Nicolas Bedos (fils de l’autre) qui y chronique aussi, s est déchaîné. Avec un humour corrosif, il s’est payé Israël et son gouvernement. Puis a démoli  le film « Elle s’appelait Sarah »  -consacré à la déportation. Avant de conclure en taclant  les censeurs qui hurlent à l’antisémitisme dès qu’on se permet une remarque l’Etat juif.  
 
Bien sûr, juste pour démontrer à quel point il était dans le vrai, cela a été le branlebas dans le Landerneau communautaire : et que je t’écris au CSA. Et que je publie un communiqué vengeur. Et que je rappelle à quel point Nous Avons Souffert. Et que j’inonde le nouveau génocidaire de mails, courriers et coups de fils insultants.
 
Et c’est là qu’Elisabeth Lévy nous a stupéfié et, disons-le, conquis. Loin de rejoindre la meute des bien-pensants, elle a pris la défense du petit Bedos. Déjà, assure-t-elle, il la fait rire (comme si quelqu’un qui critique Israël pouvait être drôle. Popeck, lui, est amusant. Ou Arthur. Ou Enrico Macias). Avant de s’exclamer : « On aurait le droit de se moquer des pédés, des Arabes, des blondes, des noirs et pas des juifs ? »
 
Puis, elle a, elle aussi, affirmé qu’on peut critiquer les Juifs sans être antisémite, ce qui devrait aller sans dire mais qui semble rien moins qu’évident pour certains qu’elle a, au demeurant, épinglé d’un sec : « Le plus angoissant, dans cette affaire, c’est que les juifs soient aussi cons que les dieudonnistes ».
 
Franchement, on n’aurait pas mieux dit, et avec certainement moins de talent. Aussi, pour être certain de terminer en beauté, va-t-on s’accaparer la conclusion que notre nouvelle copine adresse à Nicolas Bedos : « Elisabeth, sois gentille : continue ! Et si tu dis des conneries, promis, je ne te raterai pas !».  
 
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