Quelques nouvelles qui ont peut-être échappé à votre attention
Ayoub Kara, un homme, un vrai ?
Qui c’est, ça, Ayoub Kara ? Mais si : le député Likoud et Secrétaire d’Etat au Développement qui s’est fait connaître -sinon apprécier- chez nous pour les relations chaleureuses qu’il entretient avec les leaders des extrêmes droites européennes*.
Parmi les grands copains avec qui ce Druze de Galilée boit volontiers une chope, on trouve, par exemple, Filip Dewinter du Vlaams Belang, le chef du parti d’extrême droite autrichien et tout un tas d’anciens néo-nazis allemands, passés -provisoirement ?- de l’antisémitisme à l’islamophobie.
Las, le membre de la Knesset Kara va sans doute devoir cesser de casser de l’Arabe avec eux pour quelque temps. Voire davantage, cela dépendra du tribunal : une employée du bureau du Premier ministre israélien vient en effet de porter plainte contre lui pour harcèlement sexuel.
M. Ayoub Kara, qui est bien sûr présumé innocent, a fermement nié les faits qui lui sont reprochés. C’est ce qu’il avait déjà fait en 2009, lorsqu’il avait été accusé de viol par une autre femme (l’affaire avait été classée). Curieux, cette manie qu’ont les femmes de s’en prendre toujours aux mêmes…
*http://www.cclj.be/article/3/2144
Suède : « ni sionisme ni antisémitisme »
Fin août, le gouvernement suédois a annoncé qu’il allait consacrer quatre millions de couronnes (440.000 euros) à augmenter la sécurité de la communauté juive. Il faut savoir que la Suède est un des pays d’Europe les plus ouverts à l’immigration.
Si, globalement, cela se passe plutôt bien, de fortes crispations parcourent néanmoins la société. Et la petite communauté juive (15.000 membres)* en subit le contrecoup. Elle est en butte tant aux attaques de l’extrême droite qu’à celles d’extrémistes issus de pays arabes. Et elle n’est guère défendue par un gouvernement (et une opinion) très antisioniste.
Cela n’est nulle part plus visible qu’à Malmö, la troisième ville du pays. 300.000 habitants (un quart nés à l’étranger) parmi lesquels 800 Juifs dont la vie est devenue infernale : croix gammées sur les murs, cimetières vandalisés, insultes, brimades, jets de pierres sont devenus monnaie courante.
Plus un maire social-démocrate qui semble plus doué pour la démagogie que pour l’analyse : après avoir affirmé qu’il « refuse l’antisémitisme tout comme le sionisme », il a invité ses administrés juifs, à « se distancier officiellement d’Israël » afin de « modifier la façon dont ils sont perçus par la société ».
A noter que c’est le parti de cet habile politicien qui a décidé d’allouer de l’argent pour protéger la communauté juive. Faire et défaire, c’est toujours travailler…
*http://www.cclj.be/article/1/1365
Travaillistes : à qui le pompon ?
Le parti de David Ben Gourion, d’Yitzhak Rabin et de Shimon Peres n’en finit pas de mourir. Ou de ressusciter, c’est selon. En tous cas, cela dépendra beaucoup du nouveau Secrétaire général qu’il se donne ces jours-ci.
66.000 adhérents avaient le choix entre quatre personnalités : Isaac Herzog, ancien ministre, plutôt « centriste »; Amram Mitzna, ex-général (tendance « colombe »); Amir Peretz, ancien syndicaliste, et la députée Shelly Yachimovich.
Les 45.000 qui se sont déplacés ont porté en tête les deux derniers : Yachimovich, 32 %, et Peretz, 31 %. Il y aura donc un second tour pour les départager. Selon les observateurs, ils l’auraient emporté parce qu’ils ont tous deux une « fibre sociale » développée.
Cela tombait bien : l’économie est en tête des préoccupations d’une majorité d’Israéliens, ces temps-ci. Cela pourrait aussi être de bon augure pour les prochaines législatives. Quoique. Qui sait ce qu’il en sera en novembre 2013 ? A moins que des élections anticipées…
Quand la terre (sainte) tremblera
Début août, il y a eu un séisme en Israël. Pas politique ou économique, un vrai tremblement de terre. Vrai mais faible : 4,2 sur l’échelle de Richter. A peine de quoi faire vibrer vos verres en cristal et tomber la boîte du chat qui était mal rangée dans l’armoire.
Des comme cela, il s’en produit des centaines chaque année dans la région. Rien à voir avec celui d’avril qui avait grimpé jusqu’à 6 sur la même échelle. Et encore moins comparé au « Big one » qui devrait frapper la région sous peu.
Pour une fois, le gouvernement n’y est pour rien : statistiquement, il s’en produit un gros de chez gros tous les 80 ans, en gros. Et comme le dernier date de 1927, voici 84 ans… De magnitude 6,5, il n’avait fait « que » 300 morts, mais le coin était moins peuplé à l’époque.
L’avant-dernier (en 1837) était, lui, monté à 7 et avait tué 4.000 personnes. S’ils ne l’ont pas déclenché, les dirigeants israéliens sauront-ils le gérer ? La manière dont ils ont été pris de court lors du terrible incendie du Carmel de décembre 2010 laisse dubitatif.
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