La représentation de la Shoah dans l’art

Le 12 janvier 2012, en collaboration avec le Conseil de transmission de la mémoire et le Parlement francophone bruxellois, la cellule pédagogique Démocratie ou Barbarie (DOB) de la Fédération Wallonie-Bruxelles organisait une journée d’études à laquelle nous participions en tant que Centre de Ressources.

Le matin, Joël Kotek, par son analyse du journal satirique allemand Kladderadatsch, a souligné le glissement de la haine allemande à l’égard du Français vers le Noir pour arriver au Juif. Didier Pasamonik a présenté une lecture des images antisémites dans la bande dessinée belge. Enfin, le témoignage de Shelomo Selinger (www.museum-selinger.net), sculpteur et sur­vivant de la Shoah, a plongé l’auditoire dans une profonde émotion. Son histoire est singulière : libéré à Theresienstadt, il perd la mémoire pendant sept ans. Ce sont ses cauchemars qui vont lui rappeler l’horreur, cauchemars qu’il traduit en dessins jusqu’à aujourd’hui. C’est là que réside la force de son témoignage : une personnalité hors du commun et des dessins qui révèlent la terrifiante réalité de la Shoah.

L’après-midi, après la projection du film La passagèrede A. Munk (1963), l’exposition« Le corps de la négation » (clôturée le 31 janvier à l’Espace 27 septembre – Ministère de la FWB) qui rassemble des œuvres de Jacques Ochs, Shelomo Selinger et Richard Kenigsman, a été inaugurée.

Ensuite, la tenue de stands nous a permis de présenter notre travail en com­pagniedes autres centres de ressources (Fondation Auschwitz et Territoires de la Mémoire), des centres labélisés (IMAJ, Fondation de la Mémoire contemporaine, Ibuka, Fondation Merci, RCN Justice et Démo­cratie) et de quelques projets d’écoles sou­tenus dans le cadre du « Décret Mémoire ».

Merci à l’équipe de DOB pour cette grande et belle journée !

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