Dans l’histoire juive, les Juifs allemands ont très mauvaise presse. Trop assimilés pour les uns, trop bourgeois pour les autres, ils sont souvent décrits comme des naïfs et des lâches passifs face à la montée du nazisme et de l’antisémitisme dans le début des années 30. Tel est le mythe largement diffusé à l’égard d’une des communautés les plus puissantes et les plus organisées d’Europe pendant l’entre-deux-guerres.
Dans l’entretien qu’il nous accorde, l’historien israélien Simon Epstein démonte ce mythe de la passivité des Juifs d’Allemagne face à l’antisémitisme et revient sur les raisons profondes du succès de la diffusion de ce mythe dans la mémoire et l’historiographie juives. Un mythe nécessaire pour entamer la lutte contre l’antisémitisme que les Juifs réactivent encore aujourd’hui.
Simon Epstein vient de publier 1930. Une année dans l’histoire du peuple juif (éd. Stock).
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