Souhail Chichah exclu de l’ULB?

Le sort du chercheur de l’ULB, Souhail Chichah, serait-il scellé? C’est en tout cas l’info que relayait ce mercredi soir La Capitale sur son site, vite relayée par les internautes des réseaux sociaux.

Le 7 février 2012, celle qu’on dénommait « l’Affaire Chichah » faisait la Une des médias qui condamnaient unanimement comme d’ailleurs le recteur de l’Université libre de Bruxelles, Didier Viviers, la manifestation Burqa-bla-bla lancée pourtant à l’iniative d’un de ses assistants pour empêcher de parole la journaliste et essayiste française Caroline Fourest. Trop laïque au goût de certains, « islamophobe » selon les propres mots de Chichah. Le débat organisé dans l’université même entendait dénoncer l’extrême droite, et la lutte contre le racisme aurait pu fédérer. Elle aura ici créé une polémique stérile. Un énorme gâchis.

Depuis trois mois, les rumeurs allaient bon train. L’ULB aura-t-elle les moyens d’évincer un assistant qui empêche en son sein la liberté d’expression ou devra-t-elle se plier face à des extrémismes qui l’ont déjà fait plusieurs fois flancher ?

Souhail Chichah aurait donc reçu un courrier de l’ULB lui signifiant son exclusion. “Je suis surpris par ce courrier ”, a-t-il déclaré à La Capitale, alors que la commission mise sur pied par l’ULB visant à statuer sur son cas n’a pas encore tranché officiellement la question, indique l’Université.

“En fait je suis exclu de fait par l’ULB parce que mes cours n’ont pas été suspendus depuis des semaines et que mon directeur de thèse a démissionné sous les pressions qu’il a subies. Du coup, mon mandat ne sera pas renouvelé en septembre. Cette commission ne sert que à rendre mon exclusion légale ”, explique encore l’intéressé. L’assistant de l’ULB aurait déjà songé à finir sa thèse dans une autre université, à Adélaïde en Australie « ou… en Flandre« , assure le chercheur.

L’information, si elle se confirme, serait en tout cas la démonstration que l’ULB a choisi de faire prévaloir les valeurs démocratiques et de libre examen qui ont toujours constitué ses fondements, sans dérogation possible. On ne pourra que s’en réjouir.

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