Le 10 mai 2012, les animatrices du Centre d’éducation à la citoyenneté (CEC) du CCLJ ont accompagné à Breendonk les 80 élèves des classes de 4e technique artistique de l’Institut Saint-Luc de Bruxelles.
Dans le cadre du programme d’éducation à la citoyenneté « La haine, je dis NON ! », une Journée Mémoire a tout particulièrement été conçue pour les écoles artistiques de la Fédération Wallonie-Bruxelles, avec comme thématique : « L’art dans la résistance, l’art comme témoignage ».
Les élèves ont eu l’occasion, après une visite guidée du Fort de Breendonk, d’assister à trois exposés originaux mêlant Art et Mémoire.
Odile Rémy, directrice adjointede la Kazerne Dossin, a présenté les témoignages artistiques laissés par des Juifs enfermés à Malines. Parmi ces artistes doués, réquisitionnés à la Mahlerstube pour peindre les plaquettes d’immatriculation des détenus, Azriel Awret, Irène Spicker, Léon Landau et Félix Nussbaum ont réalisé clandestinement des œuvres nous informant sur la vie à Dossin.
Olivier Van der Wilt, conservateur du Fort de Breendonk, a proposé aux élèves de découvrir les œuvres de Wilhem Pauwels et Jacques Ochs, tous deux enfermés à Breendonk pour faits de résistance. L’un, Pauwels, a peint après sa libération tandis que l’autre, Ochs, portraitiste talentueux, dessinait à Breendonk, à la demande des SS gardiens du Fort, des portraits et des caricatures des détenus.
Philippe Mesnard, directeur de la Fondation Auschwitz, a mené avec les élèves une réflexion sur la place qu’occupe la création artistique lorsqu’elle tente de relater des évènements aussi extrêmes que la Shoah. L’art devient dès lors un moyen de résister, un moyen d’exister et de témoigner.
]]>