C’est à vous dégoûter d’être antisémite. Pourtant, ça lui plaisait bien, au Hongrois pur porc Csanad Szegedi : membre éminent du Jobbik, le parti fasciste hongrois*, il adorait défiler contre les Juifs, harnaché dans son uniforme paramilitaire, si seyant pour draguer les filles de bonne race.
Il avait même été élu en 2009 au Parlement européen où il était fort occupé à alterner discours anti-roms et diatribes antisémites. Et soudain, patatras, le pauvre homme découvre qu’il a une grand mère juive qui a survécu à la Shoah (Normal : celle-ci n’a jamais eu lieu, selon son parti).
Embêté, le Csanad. Obligé de se tortiller pour justifier son crime : « Je pense que ce qui compte, ce n’est pas de savoir qui est hongrois de race pure, mais l’important est la façon dont on se comporte en tant que Hongrois ». On allait le dire.
Pris lui aussi par surprise, le président du Jobbik a décidé de le soutenir et de lui laisser toutes ses fonctions. Dans la pure tradition nazie : Hermann Goering n’avait-il pas protégé de même un de ses collaborateurs préférés, le général Erhard Milch ?
C’était en 1935, lorsque la Gestapo avait établi que ce dernier était à moitié juif. C’est alors que Goering avait lâché sa célèbre phrase : « C’est moi qui décide qui est juif et qui ne l’est pas »…
N’empêche, cela fait désordre dans un parti dont les dirigeants passent des tests génétiques pour démontrer qu’ils sont de race pure. Cela ne devrait donc pas durer. D’autant que, de son côté, Csanad Szegedi réfléchit certainement au tournant que vient de prendre sa vie.
Peut-être entend-il assumer son judaïsme tout neuf en restant fidèle à ses convictions politiques ? Il n’y aurait alors qu’une solution logique pour lui : aller étudier la foi de ses pères dans une yeshiva de Cisjordanie…
*A ce sujet : « Nazi-nostalgie* en Hongrie » (http://www.cclj.be/article/3/3288)
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