Suite à la demande de la faculté de médecine de réexaminer le dossier de reconnaissance du cercle BDS (boycott, désinvestissement et sanctions), le conseil d’administration de l’Université libre de Bruxelles (ULB), réuni le 2 juillet 2012, a décidé de solliciter l’avis du Centre pour l’égalité des chances.
Le malaise était grand depuis que le l’ULB a voté la reconnaissance du cercle BDS-ULB. Pour de nombreux membres du corps académique, le dossier présenté par les initiateurs de ce cercle était mince et contenait trop d’éléments confus, voire incohérents.
Après avoir examiné les liens entretenus par BDS-ULB et le mouvement international de boycott d’Israël dont il se réclame, certains professeurs ont compris que cette campagne de boycott prôné sur le campus de l’ULB contenait des éléments inacceptables au regard des statuts de l’ULB et de la loi belge.
Si on prend la peine d’examiner les déclarations, les communiqués et les modes d’action du mouvement international BDS et de certaines de leurs branches nationales, on constate que la tonalité est très virulente et que le boycott vise non seulement les institutions mais aussi les individus. Or, même s’il déclare que le boycott qu’il envisage ne vise pas les individus, le cercle BDS-ULB prétend répondre à un appel lancé par la « société civile » palestinienne, précisément celle ayant lancé la campagne internationale BDS. Des clarifications s’imposent donc.
Il est par ailleurs intéressant de rappeler qu’en France, la Cour de cassation a rendu un arrêt dans lequel elle considère le boycott comme une provocation à la discrimination.
Un rapport juridique complet constitué à partir de documents BDS a été déposé par des professeurs de médecine dans lequel il est expliqué que la campagne BDS, à laquelle se réfère ce cercle, est contraire à la loi contre le racisme et la xénophobie du 30 juillet 1981.
Le conseil d’administration de l’ULB a donc décidé de solliciter l’avis du Centre pour l’égalité des chances pour qu’il détermine si le cercle B DS-ULB ne présente pas d’éléments contraires à la loi.
Lire aussi sur ce sujet Tartuffe ou le boycott http://www.cclj.be/article/3/3312
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