Monica L., le retour

Quoi ? Qui ? Elle ! LA Monica ? Cette Lewinsky qui… avec Bill Clinton ? Quel racolage ! Quelle honte ! Oui, oui, vous avez raison. Mais vous avez tout de même cliqué sur cet article aussi creux que scandaleux, hé ?

Bon, vite, alors, qu’a-t-elle encore fait, la Lewinsky ? Minute, minute. D’abord, on remet les événements dans leur contexte. Puis, on évoque la suite. Et alors seulement, on en vient au présent.

Maintenant, si vous êtes vraiment impatient de connaître l’actualité de la plus délurée des stagiaires de la Maison-Blanche, vous pouvez passer directement aux neuf derniers paragraphes…

Donc, flash-back : nous sommes en 1995 et Monica L., 22 ans, gentille JAP (« Jewish American Princess ») un peu trop rondelette, effectue un stage à Washington. Et en profite pour séduire le Président des Etats-Unis de l’époque.

Sans trop d’efforts, bien sûr. Bill Clinton, grand sérial-dragueur devant l’Eternel, n’est pas du genre à résister à une tentation. Suivent trois ans d’une relation genre torride. Jusqu’à ce qu’en 1998, l’affaire éclate au grand jour.

Coincé, Clinton nie tout. D’abord devant les médias puis sous serment, ce qui entraîne une  procédure de destitution  (« impeachment ») à son égard. Les pères-la-pudeur républicains en remettent une couche en dévoilant au grand jour toutes les fantaisies sexuelles du couple.

Mais, en définitive, le Président n’est pas destitué, il poursuit son mandat jusqu’à son terme, en 2001. Puis, il entame alors une fructueuse carrière de conférencier de luxe. Et, aujourd’hui, si le pays n’a pas oublié, il a pardonné.

Selon un sondage récent, 65% Américains apprécient Bill Clinton, y compris 50% des Républicains…. La vie de Monica Lewinsky n’a pas été, et de loin, aussi rose. Après le tsunami médiatique, elle a bien tenté de reprendre une existence normale.

Elle a lancé une ligne de sacs à main, passé un master de psychologie sociale à Londres… En vain : elle reste à jamais la fille qui a fait des trucs cochons au Président dans les toilettes du Bureau ovale.

Bon gré, mal gré, elle accepte de capitaliser sur ce qui a fait sa renommée et son malheur : les détails croustillants de sa relation présidentielle et cet excès de poids qui lui a -aussi- valu tant de moqueries.

Elle se fait payer très cher pour quelques grandes interviews télévisées, gagne pas mal d’argent en coopérant au livre qu’écrit sur elle Andrew Norton, auteur spécialisé dans les biographies croustillantes.

Les fantasmes de l’ex-homme le plus puissant du monde 

Monica  devient également l’égérie d’une firme de produits amaigrissants avant de lancer sa propre boîte, « MonicaLewinsky Diet Program » qui existe toujours. (Si vous êtes intéressé : http://tinyurl.com/MonicaLewinskyDiet).

Et voici qu’aujourd’hui, 17 ans après les faits, Ms Lewinsky, 39 ans aux prunes, joue son ultime atout : un livre où elle dira tout et le reste, qu’elle n’a jamais révélé sur ses amours avec son président d’amant.

Bien vu : l’idée a assez intéressé une maison d’édition pour qu’elle lui offre, selon les rumeurs, 9 millions d’euros. De quoi s’assurer une retraite de luxe. C’est que le sujet, déjà vendeur en lui-même, tombe au bon moment.

Les Républicains, à la peine avec le vote féminin*, vont se jeter dessus pour tenter de démontrer que Clinton, donc les démocrates, donc B. Obama, ne traitent pas les femmes si bien que cela.  

Et quelles révélations apportera l’ouvrage ? D’une part, les fantasmes de l’ex-homme le plus puissant du monde : pratiquer le triolisme, donner dans le « bondage », utiliser des sex-toys. Plus les lettres d’amour de Monica à Bill, débordantes de détails salaces.

C’est tout ? A part, quelques méchancetés, déjà connues, du Président envers Hillary, oui. Bref, rien. Un « coup » d’édition aussi creux que minable. Sauf qu’il y a tout de même quelques lances à rompre en faveur de Monica Lewinsky.

Ce n’était qu’une gamine comme tant d’autres, attirée par le pouvoir, la célébrité, mais aussi par un homme mûr et séduisant. Son malheur -et le scandale pour beaucoup- c’est qu’elle soit arrivée à ses fins.

Quand on n’est qu’une inconnue, trop grosse de surcroît, on n’a pas une « affaire » avec le Président des Etats-Unis. Elle l’a payé cher. On a vite considéré que Clinton n’avait que ce défaut commun à tant d’hommes : une virilité surabondante.

Monica, elle, ne pouvait qu’être une mangeuse d’hommes, vicieuse à souhait. Et, après son quart d’heure de gloire, elle est devenue une paria à jamais : qui irait offrir un travail à Monica Lewinsky ?

Quel homme voudrait succéder au Président des Etats-Unis ou uniquement pour jouir des mêmes faveurs que lui ? Alors si elle a trouvé une opportunité pour s’enrichir -et se venger- en utilisant cela même qui l’a détruite, grand bien lui fasse.

Et comme disait l’autre : « Que celui qui n’a jamais pêché lui jette la première pierre »…

* Voir : « Si Obama gagne, ce sera grâce aux femmes (juives) » (http://www.cclj.be/article/3/3531)

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