Tandis que nous nous occupions de l’Iran…

Peut-être Shelly Yachimovich et Yaïr Lapid finiront-ils alors par entendre le professeur Manuel Trachtenberg (à la tête du groupe de travail chargé par le gouvernement d’élaborer des propositions de lutte contre la pauvreté), lequel a déclaré qu’il ne saurait y avoir de changement significatif dans les domaines du logement, de l’éducation et de la santé sans faire face à la question palestinienne.

Peut-être le Premier ministre Netanyahou écoutera-t-il alors Stanley Fischer, gouverneur de la Banque d’Israël, qui constate que la poursuite du conflit israélo-palestinien empêche l’économie israélienne de croître au rythme annuel de 5 à 6 %.

Et peut-être le public se demandera-t-il enfin pourquoi, ces dernières années, Israël a consacré 7 à 8 % de son PIB à la Défense, se plaçant ainsi “en tête” de 190 autres États. Seuls l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar, dont le PIB est cinq fois supérieur à celui d’Israël, dépensent plus. En 2007, la commission Brodet sur le budget de la Défense [4] nous a donné des éléments de réponse : elle recommandait d’augmenter celui-ci de 100 milliards de shekels [5] sur dix ans, notant que « le conflit avec les Palestiniens s’était fait plus “coûteux” ».

Un article de Shaul Arieli* sur Haaretz, traduit par La Paix Maintenant

* Shaul Arieli est un Colonel aujourd’hui en retraite de Tsahal, il a commandé des unités dans la Bande de Gaza. Sous les gouvernements Rabin puis Barak, il fut le chef de la délégation israélienne lors des négociations israélo-palestiniennes. Membre du Conseil pour la paix et la sécurité, et l’un des pères de l’Initiative de Genève, ses analyses font autorité en Israël dans les domaines diplomatique et économique.

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