Laurent Louis, le nouveau croisé de l’antisionisme

Si la lutte contre le sionisme est une bien belle cause, ceux qui la mènent chez nous sont en dessous du médiocre. Fort de ce constat, un de nos plus éminents hommes d’Etat s’est résolu à reprendre le flambeau

 Il était temps que quelqu’un prenne sérieusement en charge la lutte contre le sionisme en Belgique. Car, d’évidence, on ne saurait compter sur ceux qui mènent actuellement ce combat dans notre pays.

Oui, il faut bien le dire, tous ces Jean Bricmont, Nordine Saïdi, Michel Collon (« un stalinien laïque ») et autres Souhaïl Chichah (« un lâche et un imbécile ») ne sont  que « des antisionistes de pacotille et des faux-culs débiles ».

Des propos sévères sans doute mais indéniables vu qu’iIs émanent non d’une quelconque vermine sioniste mais d’Alain Soral*, qui s’y connaît : il est lui-même un membre éminent  (avec le tout aussi excellent Dieudonné) du Parti Anti Sioniste français (PAS). 

Mais, grâce à Dieu, voici qu’un nouveau chevalier entre en lice en la personne de nul autre que le député Laurent Louis, bien résolu à combattre le sionisme, « ce mal invisible qui nous opprime et nous asservit »

Laurent qui ? Allons, ne faites pas mine de ne pas connaître le remarquable ex- membre du MR, ex- député du Parti Populaire (PP) dont il fut exclu pour racisme (et un peu aussi pour harcèlement envers une de ses collaboratrices).

Mais si, celui qui en janvier 2012, accusait Elio di Rupo de pédophilie. Celui qui, en avril de la même année, voulait mettre en ligne les rapports d’autopsie (avec photos) de Julie et Mélissa, les deux petites victimes de Marc Dutroux.

Celui qui, suite à cette idée, a été inculpé pour calomnie, recel et diffamation.Celui qui, en juillet, publiait une liste de personnalité belges accusées, elles aussi, d’être membres de réseaux pédophiles.  Ce Laurent Louis là.   

Lequel, ce qui est moins connu et c’est fort regrettable, est aussi depuis belle lurette, quelque peu anti-israélien. Ainsi expliquait-il en octobre 2011 : « «Israël est un pays terroriste qui impose sa loi comme le faisaient les nazis en 40 »**.

Des propos qu’avec une belle constance intellectuelle, il a répété en mars de cette année : « En ce qui me concerne je ne vois aucune différence entre les ghettos de Varsovie et ceux qui existent maintenant à Gaza et en Cisjordanie »

Il a aussi déclaré (octobre 2011) que le PP devrait bien changer de nom et devenir le « PJB », « Parti Juif de Belgique ». Non sans raison : son ex-parti venait de publier un communiqué se félicitant de la libération de l’otage israélien Gilad Schalit  (octobre 2011)…

C’est donc lui qui vient d’annoncer que « le Parti Anti Sioniste m’a proposé de collaborer avec lui sur Bruxelles ».  « Collaborer », un terme qui s’impose puisqu’il s’agit de lutter, « contre la manipulation et l’ingérence internationale ». Comme au bon vieux temps, quoi.  

Mais qui sont donc ces sionistes belges ?

Et s’il n’y avait que la politique génocidaire des Israéliens ! Mais l’hydre sioniste s’en prend aussi à la santé morale des Européens. Ainsi, dès 2009, le président du PAS expliquait-il  que « derrière chaque divorce se cache un sioniste »

Tout comme, en février de cette année, Dieudonné  subodorait que le sionisme se dissimulait  derrière le projet de « mariage pour tous ». Nul doute qu’en fouillant un peu, M. Louis ne découvre aussi la main du sionisme dans la culotte de nos élites pédophiles…

Avec tout cela, qu’on ne nous fasse pas dire ce que nous ne voudrions pas que Laurent Louis entende : s’il est opposé au sionisme, il n’a absolument rien contre les Juifs et il le dit haut et fort : «Je pense que l’antisémitisme est à combattre de toutes nos forces. ».

D’où cette interpellante question : s’ils ne sont pas juifs, qui sont donc ces sionistes qui nous font tant de mal ? Ce ne sont certes pas les Arabo-musulmans, par définition anti-israéliens. La communauté noire ? Bof.

Les gens du voyage, peut être, qui, comme L. Louis l’affirme « doivent voler ou faire du trafic pour subsister » ? C’est bien une attitude de sioniste mais question influence chez nous, les Roms, c’est zéro plus zéro. Et donc…

Et donc, les seuls qui restent, ce sont… Mais c’est bien sûr, les Italiens de Belgique ! Une communauté puissante, (300.000 personnes), soumise à la Mafia et qui s’insinue partout. Dans le monde des affaires plus ou moins troubles, par exemple  (Lucien d’Onofrio).

Et dans le monde syndical, tel  Roberto d’Orazio (un pied dans chaque camp, une démarche typiquement sioniste). Et dans le monde de la culture, y compris en changeant de nom. Pas vrai, MM.. Franck Michaël ( Franco Gabelli) et Fréderic François (Francesco Barracato) ?

Pourquoi auraient-ils fait ça s’ils n’ont rien à cacher, hum ? D’ailleurs, qui dirige le pays en ce moment ? Et qui est reine des Belges ? Non, il faut être aveugle pour le nier : les sionistes de Belgique, ce sont les Italiens. Oh, c’est à une rude bande que Laurent Louis s’attaque là.

C’est pourquoi, non sans habilité stratégique, notre député a-t-il pris contact avec le parti Islam (« Des gens intelligents avec une vision très humaniste de la société ») pour vaincre ensemble lors des législatives de 2014.

Avec de tels alliés, nul doute que Laurent Louis ne fasse un aussi bon résultat qu’à Nivelles aux élections communales de 2012 : pas moins de 1,95% des voix. Le chemin du pouvoir lui sera alors ouvert.  

Mais, si haut qu’il monte, Laurent Louis le devra avant tout à ces qualités personnelles qu’on vient de décrire. Et c’est avec fierté qu’il pourra s’approprier cette phrase de Pierre Dac (un sioniste, hélas) : « Un homme parti de rien pour ne pas arriver à grand-chose n’a de merci à dire à personne »

*http://www.egaliteetreconciliation.fr/Alain-Soral-entretien-de-mai-2011-6713.html

**Pour toutes ces déclarations voir : https://www.facebook.com/laurent.louisbis  et  https://twitter.com/Laurent_LOUIS/status/317495813964197888

 

 

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