2013 est une année exceptionnelle ! En effet, ce 29 juin 2013, la communauté juive accueillera 33 nouveaux Bnei-Mitzva. Des filles et des garçons qui ont suivi pendant un an et dans la bonne humeur les cours de Bar et Bat-Mitzva du CCLJ. Trois d’entre eux nous font part de leur expérience.
Bonjour chers lecteurs, nous sommes Zoé Gotovitch, Rebecca Nabulsi et Lucas De Lathouwer. Le 29 juin prochain, nous deviendrons officiellement Bnei-Mitzva. Nous avons suivi le programme de préparation à la Bar ou Bat-mitzva du CCLJ pendant un an et dans le cadre de notre travail dans la communauté, nous avons choisi de rédiger un article pour Regards.
Lucas : Moi, je pense que c’est très important de célébrer sa Bar-Mitzva. Ca prouve mon appartenance à la communauté juive. Et puis, je dois avouer que je n’ai rien contre l’idée de faire une fête ! Depuis un certain temps, j’avais envie de marquer cette étape importante, mais la façon dont on vit le judaïsme à la maison ne correspondait pas à l’apprentissage proposé à la synagogue. Apprendre par cœur des textes et réciter des prières auxquelles je ne crois pas, ce n’était pas pour moi.
Zoé : Pour moi, devenir Bat-Mitzva, ce n’est pas comme ce que tout le monde dit, devenir adulte. Mais je pense qu’à notre âge, on peut prendre plus de responsabilités, devenir plus autonome. Si j’ai choisi ce programme de Bat-Mitzva, c’est d’abord parce que mon frère l’avait suivi avant moi et parce que des amies allaient y participer. Maintenant, je me rends compte que j’ai appris énormément sur moi et sur ma famille.
Rebecca : Je ne suis pas tout à fait d’accord… Bien sûr, on ne devient pas adulte du jour au lendemain, mais en devenant Bat-Mitzva, j’ai vraiment l’impression de grandir. J’ai décidé de marquer cette étape il y a quatre ou cinq ans, en sortant de la cérémonie de ma grande cousine. J’ai dit à ma mère que moi aussi je voulais la faire. Je ne réalisais pas ce que voulait dire « être Bat-Mitzva ». C’était pour dans longtemps et ça me semblait flou… J’ai choisi le CCLJ parce que c’est le seul endroit où je peux devenir Bat-Mitzva de façon laïque.
Lucas : En y réfléchissant bien, ce n’est pas par hasard que je me trouve ici aujourd’hui. Mes arrière-grands-parents René et Juliette sont ce qu’on pourrait appeler des « piliers » du CCLJ. Ils font partie des fondateurs et je sais que dans les débuts du Centre, Suss (David Susskind, ndlr) avait demandé à mon arrière-grand-mère de recruter des artistes pour monter des cabarets et faire venir du monde. C’est là que Gainsbourg ou Adamo, par exemple, ont fait leurs premières scènes ! C’est une histoire parmi plein d’autres que j’ai apprise en interviewant les aînés de ma famille cette année. C’est une expérience très enrichissante qui m’a permis de vraiment découvrir ma famille et tout ce qui lui est arrivé. Je pense que je n’aurais jamais fait cette démarche de façon spontanée.
Zoé : Moi aussi, les recherches sur ma famille m’ont passionnée. Avant, j’avais l’impression de bien connaître mes grands-parents, car j’ai la chance de les voir souvent, mais je les ai découverts sous un jour tout à fait différent et ce travail m’a permis de comprendre qui je suis. Je me suis sentie raccrochée à toutes ces histoires et même si je savais avant que j’étais juive, maintenant je peux dire que je me sens juive. J’ai vraiment découvert mon identité.
Rebecca : J’ai une double identité : je suis juive par ma mère et palestinienne par mon père. Je sais que je suis juive depuis toujours, car nous célébrons les fêtes juives. Je sais également que je suis palestinienne depuis toujours, car je vais rendre visite à ma famille à Jérusalem deux à trois fois par an, et mon père m’a appris l’arabe depuis mon plus jeune âge. Ce qui est formidable, c’est que j’entretiens d’excellentes relations, tant avec ma famille musulmane qu’avec ma famille juive. Des deux côtés, qu’ils soient croyants ou athées, ils respectent mon identité et mes choix.
Zoé, Rebecca et Lucas : Bientôt, nous ferons notre entrée officielle dans la communauté juive. Mais nous n’arrivons pas à nous faire à l’idée de devenir adultes, on grandit trop vite… En tout cas, nous avons trouvé cette préparation à la Bar-Mitzva très enrichissante et puisque ce n’est qu’à la fin que nous nous rendons compte de tout ce qu’elle nous a apporté, nous sommes tous d’accord pour faire une deuxième année !
L’année de judaïsme pour les Bnei-Mitzva vous intéresse ?
Une réunion d’information destinée aux parents et aux enfants se déroulera le 10 septembre 2013 à 19h au CCLJ.
Plus d’infos et réservations : 02/543.02.85 ou info@cclj.be
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