Depuis le 8 mai et jusqu’au 30 novembre 2013, le Musée Wellington de Waterloo propose une exposition inédite intitulée « La vie civile sous l’Occupation » (1940-1945), en même temps qu’il présente l’exposition itinérante de la Maison Anne Frank d’Amsterdam « Anne Frank, une histoire d’aujourd’hui ».
Deux expositions complémentaires que ce Musée jusqu’à présent centré sur la période du Premier Empire et Napoléon a choisies pour répondre d’une façon différente à son objectif de transmission de la mémoire. « Nous souhaitions amener les jeunes à une prise de conscience, les éduquer à l’entraide et la citoyenneté en leur montrant que tout près de chez nous, certains ont osé se mouiller et prendre des risques », expliquait le directeur Etienne Claude en cette date symbolique du 8 mai, jour de l’inauguration.
Après la cérémonie patriotique marquant le 68e anniversaire de la Libération des camps et du « V-Day », c’est en effet une foule inhabituelle, conduite par le bourgmestre de Waterloo Serge Kubla, les associations d’anciens combattants et des représentants de la communauté israélite de Waterloo, qui a envahi les lieux « pour faire en sorte que l’oubli ne s’installe pas ».
En nous posant indirectement cette question : « qu’aurais-je fait à cette époque ? », l’exposition commence au premier étage avec l’histoire d’Anne Frank (récits, photos et film) et se poursuit au rez-de-chaussée, où sept saynètes, autour d’une vitrine centrale exposant l’uniforme rayé du déporté, reviennent sur les conditions de vie des Belges sous la domination allemande. Y sont abordés, à travers des photos et objets d’époque (collections privées, Musée juif de Belgique, CEGES, Fort de Breendonk, etc.), en partenariat avec la Fondation Folon, les thèmes de l’invasion, les prisonniers, la haine, la vie quotidienne, la propagande, la Résistance ou la Libération. « Avec cette exposition conçue par le Musée Wellington, nous espérons sensibiliser le jeune public, mais aussi apporter une aide aux enseignants pour amener le cours à l’extérieur de l’école et rendre le devoir de mémoire plus concret », souligne le directeur du Musée.
Fondatrice de la Communauté israélite de Waterloo (CIWAB) et conseillère communale, Penina Benzennou, s’est quant à elle dite très satisfaite de voir un tel intérêt des autorités communales et du public. Preuve d’une réelle sensibilisation au devoir de mémoire.
A voir jusqu’au 30 novembre 2013 au Musée Wellington, 147 chaussée de Bruxelles, 1410 Waterloo.
Plus d’infos : www.museewellington.be – 02/357.28.60
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