Des responsables associatifs et communautaires, des journalistes ainsi que des mandataires politiques ont été démarchés ces derniers mois, au nom du « dialogue », par un groupe dénommé Musulmans progressistes (MP). MP déploie un activisme frénétique, surtout fait de communiqués. Il a cartonné dans les médias. Que Musulmans progressistes soit… musulman, de cela personne ne doute. Quant au reste…
Que vise cette stratégie de communication tous azimuts ? Pourquoi cette quête échevelée de contacts vers les milieux les plus divers, sans liens entre eux, voire aux positions antagoniques qui possèdent seulement en commun de se situer hors islam ? MP n’est qu’une officine. Que cherchent les quelques individus qui la peuplent ? Qui sont-ils au vrai ? Quels objectifs poursuivent-ils ?
L’article ci-joint réunit divers éléments relatifs à Fouad Benyekhlef, jusqu’il y a peu président de Musulmans progressiste, pilier de Muslims Rights Belgium (MRB), cofondateur de Musulmans proactifs, à Hajib El-Hajjaji, cadre du Complexe éducatif et culturel islamique de Verviers (CECIV), militant de Muslims Rights Belgium et membre de l’Association belge des Professionnels musulmans et enfin à Hassan Benyekhlef, frère de Fouad, militant du CECIV, de Musulmans progressistes, cofondateurde Musulmans proactifs. Il établit leurs liens étroits et leurs activités en rapport avec le CECIV. Le CECIV se situe au cœur de la nébuleuse belge des Frères musulmans avec leur soutien financier au Hamas (fondation Al-Aqsa), leur idéal prosélyte d’accroitre la Oumma à l’infini, leur haine de la démocratie libérale et de l’Occident, ainsi que l’antisémitisme rabique de leurs mentors, tels le cheikh égyptien Youssef Al-Qaradawi. La fondation Al-Aqsa étend ses antennes en Allemagne et aux Pays-Bas. Tout démarre de Verviers, d’abord modestement sur le plan local, pour rayonner en Province de Liège et, de là, en francophonie belge. Les frères Benyekhlef sont verviétois, comme Hajib El-Hajjaji, ainsi que Michaël Privot, un converti (ex?) frère musulman, animateur du CECIV. Il existe une sorte d’unité de lieu à notre histoire.
Les Frères musulmans constituent une secte politico-religieuse aux ramifications internationales. La foi musulmane n’est ici en rien visée, ni le Coran. Que les fidèles s’assemblent et prient dans les mosquées. Que les savants débattent des interprétations du Livre et des hadiths. Cela ajoute à la richesse du monde. Ce qui est en cause avec les Frères musulmans, c’est un projet politique totalitaire. Sous prétexte d’islam, il fait irruption dans la sphère publique, prétend régenter le temporel selon des normes religieuses et ambitionne de convertir à l’islam l’humanité entière. En Europe, terre d’islam minoritaire plutôt hostile à cette religion, la stratégie frériste vise à reconquérir les populations musulmanes détachées du culte et à réaliser des conversions parmi la population non musulmane. Un quart environ des habitants en Région de Bruxelles-Capitale appartiennent aux traditions islamiques, dont près de la moitié sont sécularisés. Verrons-nous cette sécularisation s’accroître au cours des décennies à venir ? Ou au contraire pauvreté, exclusion sociale et environnement urbain sinistre se conjugueront-ils pour engraisser l’islamisme ? Enjeu politique majeur à l’heure de pouvoirs régionaux toujours accrus. Nos mandataires publics seraient avisés d’en tenir compte.
Des officines de communication comme Musulmans « progressistes » ou Muslims Rights Belgium participent de la stratégie frériste. Dépourvues de toute assise sociale, ces cellules servent uniquement à bombarder l’opinion d’un flux médiatique « musulman sympa » destiné à préparer les esprits au programme des Frères. Manipulateurs, fonctionnant au culot, pratiquant le double langage, ses agents ont reussi à bluffer leur monde avec un indéniable talent. Pour dorer la pilule et assoupir les méfiances, ils concèdent sur tout, depuis les droits des gays et lesbiennes jusqu’à à la fréquentation de Juifs sionistes, en passant par l’Eglise catholique et des militants laïques. Mais il est deux points cruciaux sur lesquels ils ne transigent jamais : la lutte contre « l’islamophobie » et la promotion du voile islamique. Là ils se démasquent et révèlent leur vrai visage. Là, ils montrent toujours les dents, de manière brutale, immédiate et sans concession aucune. Nous verrons pourquoi. Au passage, nous examinerons le rôle de Tayush, un cénacle de dialogue entre militants islamistes et intellectuels de gauche égarés par leurs analyses de l’islam en Occident.
Musulmans « progressistes » et son clone Muslims Rights Belgium ont suscité de multiples débats parmi les associations et personnes qu’ils ont approchées. Il y existe un tel désir de rencontrer des musulmans à la main tendue. En termes de marketing, leur qualificatif de « progressistes » constitue un coup de maître. Et si c’était un leurre ? Rien ne nous oblige à saisir une main empoisonnée. Puissent ces lignes aider celles et ceux qu’ils sollicitent à se forger une opinion.
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