Dzigan et Schumacher : Le facteur

Où l’on se rappelle à quel point la vie était dure avant l’invention des e-mails, surtout pour les facteurs. Et, comme toujours, la version audio en yiddish se trouve en haut à droite  du texte.

Ouille, aie, ouille, ça me serre, ça m’écrase! Non, je ne peux plus continuer comme ça, je vais un peu m’asseoir sur un banc. Ces lettres ne vont pas s’envoler ! Ma santé est plus importante même qu’une lettre urgente.

S’il y en a une qui n’arrive pas, ce n’est pas grave, qu’est-ce que ça peut faire, on en écrit une seconde. Mais, si on perd sa santé, ça ne pardonne pas, elle ne revient pas, ça c’est certain!

Mon Dieu, ce qu’il fait chaud et ça me serre tellement aux pieds! Quelle chaleur, quel « khamsin » et en plus, pour m’agacer, des chaussures trop étroites.

Ouille, ça serre, ce n’est pas drôle d’avoir à distribuer des lettres avec des chaussures trop étroites. Avec la droite, ça va, mais c’est la gauche, oy ! C’est un peu normal car elle a deux tailles de moins que l’autre.

Ce matin, en me dépêchant pour le travail, je n’ai pas remarqué que je mettais deux chaussures différentes. Ce n’est que dans la rue que je me suis aperçu que je portais une grande chaussure et une petite. Je suis vite rentré à la maison pour les changer, qu’est-ce que je vois, que, là aussi, j’ai une grande chaussure et une petite. Alors, à quoi bon changer ?

Oy, mon Dieu, oy que ça me serre ! Et justement aujourd’hui, j’ai tellement de travail, toutes ces lettres, tous ces paquets, tous ces journaux à livrer. J’ai encore à parcourir tant de rues, à grimper tellement d’étages. Que c’est dur de gagner sa vie en étant facteur à Tel-Aviv !

Ce n’est pas que j’aie à me plaindre, je ne suis que depuis quelques années au pays et déjà, je vais de maison en maison avec une sacoche pleine de courrier. Le malheur, c’est que je dois moi-même apporter les lettres aux gens.

Si c’était le contraire et que tout le monde venait prendre ses lettres chez moi, ce serait beaucoup plus facile. Mais bon, il faut avoir de l’espoir, je ne porterai pas éternellement des lettres.

Peut-être, qui sait, un jour, je deviendrai fonctionnaire, ensuite directeur d’une petite poste, après ça, directeur d’une grande poste et peut être même ministre. Je ne peux tout de même pas exiger qu’on me nomme d’office ministre!

Il y a d’autres Juifs qui sont arrivés avant moi et qui veulent aussi être ministres, pourquoi pas, ils le méritent autant que moi. Mon temps arrivera aussi, j’ai de l’espoir, de l’espoir, mais en attendant, il faut y aller.

Oy, y aller ? Je n’arrive même plus faire un pas. Non, je n’irai plus, je vais rester assis ici, si un Juif passe, je lui demanderai s’il a besoin d’une lettre et si c’est le cas, je lui en donnerai une.

Il y a des gens qui savent d’avance quand une lettre doit arriver et ce qui est écrit dedans. Lorsque je livrais des télégrammes, un jour, à huit heures du matin, un commerçant  qui m’attendait devant son magasin dans la rue Hertzl  me dit : «  Je vous attends avec impatience, n’avez-vous pas un télégramme pour moi ? ».

Comme je n’en avais pas, je lui ai dit : « Non, je n’en ai pas, mais lorsque j’en aurai, je vous l’apporterai ». Un peu plus tard, il est de nouveau là et me demande si j’ai un télégramme. Je lui réponds : « Je vous ai déjà dit, que je n’en ai pas ».

A midi, je repasse, encore le même cinéma: « Vous avez un télégramme ? » Je lui dis : « Non, je n’en ai pas, mais quand j’en aurai, je vous l’apporterai moi-même ! ». L’après-midi, je regarde, le télégramme est arrivé.

Tout joyeux, je cours chez le Juif et lui donne le télégramme. Sans même l’ouvrir et  lire ce qu’il est écrit dedans, je le vois devenir livide et il se met à pousser de hauts cris : «Oh, mon Dieu, mon Dieu, ma fabrique a été incendiée ! ».

Quel petit malin, il le savait déjà d’avance ! Ils sont pas mal nos petits Juifs, qu’ils fassent ce qu’ils veulent et qu’ils restent en bonne santé. Si seulement ils n’écrivaient pas tellement de lettres, ma vie serait beaucoup plus facile, je n’aurais pas tant à porter et à m’user les semelles toute la journée.

Vous savez ce que je marche dans une journée ? Vous ne le devinerez jamais ! Moi-même je ne le sais pas, comment pourrais-je savoir, car Tel-Aviv grandit de jour en jour. Chaque nuit, de nouvelles rues se créent.

Tout d’abord il me faut trouver la rue, quand j’ai déjà la rue, je dois trouver la maison. Quand j’ai la maison, je dois trouver l’appartement et enfin quand j’ai l’appartement, je dois trouver la lettre. Je perds toujours des lettres.

Oh, j’en ai à nouveau perdu une. Oh mon Dieu, il m’est tellement difficile de me baisser et en plus, ça ne valait pas la peine, car cette lettre n’était pas très importante. Je connais mes clients par cœur.

Par exemple, dans cette lettre, un oncle de New York écrit à un de ses neveux de Tel-Aviv. Cela fait déjà deux ans qu’il lui écrit qu’il va lui envoyer un frigidaire. Vous lui en avez déjà envoyé ? Lui non plus !

Cette lettre peut rester ici, lorsqu’il lui enverra le frigidaire, je la lui remettrai, j’ai tout de même assez à porter sans ça. Vous voyez ce tas de lettres, ce n’est encore rien, à la maison, j’en ai encore autant !

Je fais comme ça : les lettres normales, je les distribue immédiatement, le jour même, et les lettres importantes, les recommandés, les lettres express, je les ramène d’abord à la maison et le soir, quand j’ai le temps, je les passe en revue.

Pourquoi pas, j’aime à savoir ce que je transporte. Quand je sais quoi, ça me semble moins lourd! Mais, ce que je porte aujourd’hui ! Il y a longtemps que je n’ai plus eu un tel paquet ! C’est encore plus grave que pendant les jours de fête.

Quand arrive Roch Hashana, je vieillis d’un coup de dix ans. Nos chers Juifs ont l’habitude de s’envoyer des milliers et des milliers, des millions de cartes de vœux, ils n’arrêtent pas de s’envoyer des souhaits.

Vous savez mieux que moi ce qu’ils se souhaitent les un aux autres, ils n’économisent pas leurs souhaits. Pourquoi pas, ce n’est tout de même pas eux qui doivent les trimbaler, c’est moi ! Qu’est-ce que ça peut leur faire si c’est moi qui m’esquinte les pieds !

Mais bon, eux, ils se souhaitent et moi, ça m’arrange, car leurs cartes servent à me chauffer pendant tout l’hiver. Je ne fais aucun tort à mes clients, Dieu préserve, personne n’en souffre. Au lieu d’aller chez chacun en particulier, je publie une annonce dans le journal :

« Moi, votre fidèle facteur, souhaite à tous ceux qui, par hasard, n’ont pas encore reçu leurs cartes de vœux, une bonne et heureuse année ». Ca me coûte bien quelques livres, mais c’est toujours meilleur marché que de s’user chaque jour une paire de semelles.

Vous pensez que notre Ministre des Postes nous offre des chaussures ? Rien de ça ! Il nous offre tout notre uniforme, mais pas les chaussures, les chaussures nous devons les acheter nous-mêmes.

Notre Ministre dit que rien ne nous oblige à aller à pied, que nous pouvons tout aussi bien aller en motocyclette. Moi, j’aimerais bien voir notre Ministre monter au troisième étage en motocyclette !

Bon, je ne vais rien dire de notre Ministre, je n’ai rien contre lui, il est un des nôtres, c’est un bon Juif, un Juif respectable, membre de mon parti, le« Misrahi ». C’est grâce à lui que j’ai ce travail, notre ministre, -qu’il soit en bonne santé-, a engagé beaucoup de Juifs religieux comme moi pour porter le courrier.

Il a entièrement raison, car pour distribuer le courrier, il faut être rigoureux. Chez moi, tout est classé, tout selon la règle, je tiens séparément les lettres pour les érudits, les lettres pour les affaires, les lettres pour les femmes.

Maintenant, je viens de sortir du bureau de poste et tout est mélangé. Voyons, de qui est cette lettre ? De Mendel Rappaport et celle-là ? De Déborah Pomeranz. Est-il convenable que Mendel Rappaport soit couché au-dessus de Déborah Pomeranz ? Lui, c’est un célibataire, il doit se trouver ici, elle, une ménagère et doit se trouver là.

De qui est cette lettre ? De Genendel Rosenberg, elle non plus n’est pas à sa place, elle doit se trouver là, avec les femmes. De qui est cette lettre ? Abdel Gamal Nasser ? Lui n’est certainement pas à sa place, il doit se trouver ici, dans la poche de mon pantalon, derrière.

De qui est cette lettre ? Ministre Moïshé Sharett, mon Dieu, il y a des lettres qui voyagent si longtemps ! Le temps qu’elles arrivent, un Ministre n’est déjà plus Ministre. Cette lettre, je la mets dans ma poche intérieure : lorsque Sharett redeviendra Ministre, je la lui remettrai, nous avons le temps, rien ne presse !

Nous sommes tout de même entre nous et nous pouvons regarder la vérité en face : nous sommes un même peuple, un même sang, mais ça ne fonctionne pas ! Les lettres prennent trop longtemps à arriver. Combien de temps devrait prendre une lettre pour aller de Haïfa à Tel-Aviv ? Une semaine ? Deux ?  Je vous en donne trois, c’est bien, non ? !

Mais que diriez-vous si je vous racontais qu’un de mes beaux-frères de Haïfa m’a envoyé une invitation pour le mariage de sa fille. Eh bien, quand je l’ai reçue, la fille avait déjà eu le temps d’accoucher pour la seconde fois.

Avez-vous lu dans les journaux qu’on a trouvé dernièrement une lettre que le Roi Salomon a écrite à la Reine de Saba ! Ne pensez-vous pas que si la poste avait travaillé un peu mieux, jamais une lettre de cette importance n’aurait traîné aussi longtemps en chemin ? Ca ne fonctionne pas !

Comment voudriez-vous que ça fonctionne si notre Ministre de la Poste à la tête ailleur Un jour, on le renverse, un autre on le relève, quand donc aurait-il le temps de voir ce qui se passe dans sa boutique ?

Beaucoup de gens ont l’habitude d’écrire de longues tartines. Quand je  commence à les lire, j’attrape la nausée avant même d’arriver à la fin, là où on embrasse. D’autres écrivent avec des lettres minuscules, et je me crève les yeux en les lisant.

D’autres encore écrivent avec de telles fioritures qu’elles sont totalement illisibles, un R est un S, un P est un G et chacun a une autre orthographe. Moi qui lis des lettres du monde entier, je vous dis qu’il est impossible de s’en sortir.

Dans chaque pays, les gens écrivent avec une autre orthographe. J’ai un client au Brésil qui écrit à une de ses tantes de Ramat Gan. La tante s’appelle Raisel. Eh bien, jusqu’aujourd’hui, je ne sais pas encore comment il faut écrire Raisel.

Il écrit Raisel avec un Y ! Mais où a-t-on  jamais vu Raisel s’écrire avec un Y ? Peut-être qu’au Brésil on écrit Raisel avec un Y, mais pas chez nous. Chez nous, ça s’écrit avec un I, RAISEL, est-ce que je n’ai pas raison?

Je pourrais écrire un roman sur toutes les lettres que j’ai lues. Toutefois, je ne lis pas les lettres entre maris et femmes, car un facteur n’a pas à se mêler de la vie privée des gens.Mais, j’ai tout de même lu une lettre que j’aimerais vous raconter :

Une femme en vacances à Tibériade a écrit une lettre à son mari resté à Tel-Aviv : « Cher mari, tout va bien ici, mais j’ai absolument besoin d’argent, envoie-moi d’urgence cent livres ».

Le mari lui a répondu : « Chère femme, je t’envoie les dix livres que tu m’as demandé, mais je te ferais remarquer qu’il est temps que tu saches que « dix » s’écrit avec un zéro, non pas avec deux, comme tu as écrit ! » Quel petit malin, non !

Il y en a un autre, qui m’a demandé lorsque je lui ai apporté une lettre : « Vous allez à la poste, faites-moi plaisir de déposer cette carte postale, comme ça elle arrivera plus vite ». Si un Juif me demande ça, je ne peux tout de même pas lui refuser.

Je regarde la carte et je vois qu’il y a l’adresse, mais rien là où doit être écrit le texte, Je lui demande : « A qui envoyez-vous cette carte ? ». Il me répond : « A ma femme ». Je lui dis : « Mais, la carte est vide, vous n’avez rien écrit dessus ».

Il me répond : « C’est parce que je suis fâché sur elle, je ne lui parle plus ». Que pensez-vous de cette histoire, on ne peut pas imaginer à quel point certaines personnes peuvent être absurdes !

J’ai une fois dû remettre un paquet qui arrivait d’Amérique et j’étais curieux de voir ce qu’un Juif américain pouvait bien envoyer à Tel-Aviv. J’ai donc ouvert le paquet et à l’intérieur, j’ai trouvé une veste. Rien de plus qu’une veste, mais tous les boutons étaient enlevés.

Sur la veste, il y avait un billet sur lequel était écrit : « Cher cousin, j’ai spécialement enlevé les boutons de la veste pour que le paquet soit plus léger, mais si tu en as besoin, ils se trouvent dans la poche de droite ».

Ce que je préfère c’est lire les lettres de commerçants. Un commerçant n’a pas de temps à perdre alors il n’écrit pas beaucoup et moi ça me convient car ça ne me fait pas trop de lecture. En une demi-heure, j’ai le temps de lire au moins dix lettres.

Un jour, j’ai lu une lettre qu’un commerçant de Tel-Aviv écrivait à un de ses clients de Haïfa.: « Cher Monsieur, j’ai décidé de ne plus vous livrer de nouvelles marchandises tant que vous n’aurez pas réglé vos anciennes dettes ».

L’autre lui a répondu : « Impossible, je ne peux pas attendre aussi longtemps ! » Ce n’est pas une lettre, ça, c’est plutôt un télégramme. Je vais vous dire la vérité, c’est que moi aussi, je préfère les télégrammes.

Un de mes voisins a dû partir en voyage à l’étranger et comme sa femme restait toute seule, il m’a demandé de jeter un coup d’œil de temps en temps. Si, Dieu préserve, il devait arriver quelque chose, je devrais lui envoyer un télégramme, comme ça il pourrait rentrer immédiatement.

Après une semaine, je lui ai envoyé un télégramme. L’autre rapplique dare-dare et affolé, me demande ce qui s’est passé. Je lui réponds : « Ne vous inquiétez pas, je vais tout vous raconter.

« Lorsque vous êtes parti, j’ai vu que votre femme restait toute la journée seule à la maison et que le soir  venu,  votre associé passait toute la nuit chez elle. Le matin, il partait tout normalement au travail.

Le soir, il est revenu et le lendemain matin est à nouveau reparti, tout normalement. Ca a duré comme ça pendant six jours. Le septième jour, je regarde et l’associé n’est pas venu. Alors, j’ai pensé que quelque chose était arrivé et je vous ai immédiatement envoyé un télégramme ».

Vous savez qu’à la poste, ils m’ont fait un scandale parce que je lisais le courrier adressé à d’autres? Mais là, mon sang n’a fait qu’un tour et je me suis mis à hurler, à taper sur la table : « Comment osez-vous  me noircir de la sorte, à me calomnier avec vos mensonges !

« Quoi, je lis le courrier adressé aux autres ? Mais non, je ne lis que les lettres de mes clients ! M’avez-vous déjà attrapé à lire des lettres portées par d’autres facteurs? » D’ailleurs, ils croient que je lis chaque lettre, mais pas du tout.

J’ai acquis un tel nez que je n’ai même plus besoin d’ouvrir les lettres, rien que par l’odeur je sais de quoi il s’agit. Vous voyez cette lettre, elle arrive d’Argentine. Qui est l’expéditeur ? Qui l’a envoyée ? Ah oui, c’est Pedro Kitzelman, Buenos Aires, je le connais bien ce zèbre !

C’est un millionnaire, un nabab, il a ici un pauvre frère qui habite Jaffo et qui lui demande depuis deux ans de lui envoyer un chèque car il voudrait déménager. Le nabab lui répond toujours en espagnol « Manana, manana », ça veut dire demain.

Peut-être a-t-il envoyé quelque chose cette fois-ci, voyons ? Non, c’est trop lourd pour être un chèque. Je le savais, c’est une photo ! Que pensez-vous de ce toupet, en plus il écrit sur l’enveloppe « Non doblar », ne pas plier !

Ca, il me l’écrit à moi pour que je ne la plie pas, cette lettre tellement importante ! Signor Pedro, regardez bien, on va la plier ! On va la plier ! Je n’ai pas besoin de votre photo, c’est d’un chèque que j’ai besoin !

Lorsqu’un frère est dans la misère et a besoin d’argent, on ne lui envoie pas une photo ! Même moi, je suis gêné de regarder le frère dans les yeux ! Il y a pourtant des gens qui ne sont pas si avares. Par exemple, cette lettre qui me vient de Paris.

Voilà au moins quelqu’un qui a le cœur sur la main. Pas une fois, il ne termine sa lettre en envoyant au moins mille baisers, il aime à embrasser, avec ça il n’est pas pingre ! Si j’étais Ministre de la Poste, j’instaurerais une loi interdisant d’envoyer des baisers par lettre.

C’est quoi ça, d’embrasser sur papier ? Un baiser sur papier est comme un chèque sans provision. Si tu veux embrasser, fais le déplacement et viens embrasser là où il faut. Si quelqu’un veut embrasser, il ne doit pas m’obliger à monter trois étages et m’user les pieds !

Si j’avais été Ministre de la Poste, j’aurais instauré beaucoup de nouvelles choses, j’aurais retourné toute la poste, la tête en bas et les pieds en l’air. Chez moi, les femmes aussi auraient été facteurs, il serait temps qu’elles n’aient pas une vie aussi facile, qu’elles aussi portent comme les hommes, qu’elles goûtent seulement un peu de notre peine !

Les timbres aussi , je les aurais faits autrement : pour les Juifs religieux, j’aurais créé des timbres carnés et des timbres lactés. On ne peut tout de même pas demander à un Juif religieux de lécher un timbre lacté après avoir mangé un repas de viande !

Et pour les Juifs communistes, j’aurais mis du miel à l’arrière des timbres, pour qu’ils ne puissent pas dire qu’ils n’on pas léché du miel dans notre Etat juif ! Si ça ne leur plait pas, ils n’ont qu’à retourner à l’Est, là-bas, les timbres ne collent pas du tout.

Quand je serais Ministre de la Poste…. mais avant que je  devienne ministre, il faut d’abord distribuer ce tas de lettres. Non ! Ca ne va pas, je n’irai plus, je ne bougerai plus, je mettrai tout ce paquet de lettres dans la première boîte venue, qu’un autre Juif puisse aussi les porter, moi je n’ai plus de force. Ouille, aie, mes pieds!

 

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