Pessah, agneau pascal et mezouza

En hébreu, Pessah signifie « passer par-dessus ». Ce nom nous rappelle que les Bnei-Israël ont obtenu leur libération de l’esclavage après que dix terribles plaies eurent frappé les Egyptiens.

Loin de se laisser intimider par des catastrophes de plus en plus violentes, Pharaon refuse obstinément à Moïse de laisser partir son peuple.

Dieu envoie alors une dixième et ultime punition : la mort des premiers-nés. L’ange de la mort entre dans tous les foyers et tue l’aîné de chaque famille. Pour éviter que cette plaie atteigne les Bnei-Israël, Moïse leur ordonne de sacrifier un agneau et d’utiliser son sang pour badigeonner les linteaux de leurs portes. Ainsi, l’Ange de la mort, reconnaissant le signal, n’entrera pas chez eux et « passera par-dessus » leurs maisons sans y accomplir son effroyable mission.

Les offrandes d’animaux sont interdites chez les Juifs depuis la destruction du Second Temple, mais sur le plateau du Seder, on retrouve un os d’agneau nous rappelant le sacrifice effectué par nos très lointains ancêtres afin d’échapper à la dixième plaie.

A l’entrée du CCLJ, ainsi que devant de nombreuses maisons juives, on peut apercevoir une évocation de ce sacrifice : il s’agit de la mezouza. Ce petit réceptacle, apposé aux poteaux d’une porte, contient un parchemin sur lequel est calligraphié le Shema Israël. Comme le sang de l’agneau pascal a protégé les Bnei-Israël, la mezouza protège symboliquement les maisons et les familles qui y vivent. Aujourd’hui encore, elle est le rappel quotidien et quasi magique de l’histoire de Pessah.

Le Shema Israël, présent dans la mezouza et dans les tefillins, renferme l’un des commandements les plus importants, celui du devoir d’éducation qui incombe aux parents. Il est dit : « Tu les enseigneras à tes fils et tu t’en entretiendras avec eux ».

Lorsque nous célébrons le Seder de Pessah, toutes générations confondues, nous devons garder à l’esprit ce devoir de transmission du savoir aux plus jeunes. Il faut respecter les enfants comme de vrais interlocuteurs. Et ce soir-là, plus que tous les autres soirs de l’année, toutes les questions sont permises et encouragées. Nous avons le devoir en tant qu’adultes de les prendre au sérieux et d’essayer de perpétuer notre culture et nos traditions en y répondant au mieux.

Seder de Pessah au CCLJ 

Mardi 15 avril 2014 à 19h précises

En famille et entre amis, célébrons ensemble la sortie d’Egypte et la libération de l’esclavage. Au fil de la Haggada, et autour du plat du Seder, fêtons la liberté et appelons de nos vœux l’avènement prochain d’un monde de paix et de justice.

Infos et réservations : 02/543.02.70 ou info@cclj.be

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