Au dessus d’un restaurant gantois, un calicot antisémite a été placé sur la façade. On peut y lire que Netanyahou et son armée sioniste doivent être renvoyés au camp de concentration nazi de Dachau. Nous avons déjà évoqué la libération de la parole antisémite en Belgique. A chaque fois, les auteurs des propos invoquent leur soutien aux Palestiniens et la condamnation des opérations israéliennes à Gaza.
Cet établissement porte un nom sympathique : Boem Patat. Le calicot que son voisin vient d’afficher sur la façade de l’immeuble est en revanche franchement antipathique : « Send Netanyahou and his zionist army back to Dachau for killing 1.800 Palestinians » (Renvoyez Netanyahou et son armée sioniste à Dachau pour l’assassinat de 1.800 Palestiniens).
Cette phrase courte concentre toutes les particularités de l’antisémitisme qui s’exprime depuis quelques semaines. Certaines personnes ne peuvent s’empêcher de critiquer Israël en puisant systématiquement dans les références à la Shoah qu’elles retournent contre Israël et les Juifs. Ces deux derniers sont ainsi nazifiés et accusés de commettre un génocide à Gaza.
Cette banalisation de la Shoah appartient à la rhétorique antisémite. Il est essentiel que les mouvements antiracistes dénoncent de tels propos rédigés ou prononcés au nom du soutien à une cause juste.
Précision importante pour les clients du restaurant : locataire du rez-de-chaussée, le restaurant Boem Patat n’est en rien responsable de cet incident et ses patrons entendent clairement dénoncer cette affiche haineuse. Le calicot a en effet été placé par le locataire de l’appartement du premier étage.
]]>