En route vers les 20 ans du festival Mozart !

« Toucher plutôt que surprendre », telle pourrait être la devise du Festival Mozart. Une 19e édition pour ce festival de musique classique basé à Waterloo et qui fut fondé par les parents de Daniel Rubenstein, Dalia Ouziel et Jerrold Rubenstein. Une affaire de famille et de transmission qui, dans la joie, continue de sublimer le paysage musical belge. Interview de Daniel Rubenstein, le directeur artistique.

Comment avez-vous repris le flambeau du festival Mozart ?

Je suis baigné dans ce festival depuis toujours et connaissant parfaitement sa philosophie, il n’était pas question pour moi d’imaginer une quelconque révolution. Pour cette 19e édition, je veux avant tout consolider ce qui a été entrepris ces dernières années. Le Festival a pris un coup de jeune par la force des choses. Il est aussi plus ouvert sur le monde avec des moyens de communication inhérents au monde d’aujourd’hui.

Quel est l’esprit de ce festival ?

Durant dix jours, les musiciens (ils seront 16 cette année, du 21 au 26 septembre 2014) vivent, mangent, répètent, jouent ensemble. Ce que je veux, c’est mettre tout le monde sur un pied d’égalité. Nous avons mis en place le Young Artists Program, grâce auquel de tout jeunes musiciens, issus de nos conservatoires belges, découvrent la vie professionnelle et se retrouvent dans la cour des grands. Ils sont aux côtés de grands artistes de renommée internationale. C’est un tremplin merveilleux, une sorte de parrainage.

Quelles seront les particularités de ce cru 2014 ?

Toujours sous les heureux auspices de Mozart, avec la complicité de Richard Strauss, de quelques compositeurs représentant le riche patrimoine juif, sans oublier certains maîtres du répertoire américain à l’occasion d’une soirée à la St. John’s International School (Waterloo), le festival accueillera pour la première fois les merveilleux musiciens Tatiana Samouil et Roland Glassl qui seront entourés d’artistes qui nous reviennent après parfois plusieurs années, comme Abdel Rahman El Bacha, Hagaï Shaham, Justus Grimm,…

Les soirées proposées à Waterloo au cours de ce festival seront précédées d’autant de « Préludes Mozart », où les œuvres de Mozart auront la primauté. Entre ces deux moments musicaux, une petite restauration vous sera proposée vous permettant de rester sur place et de rencontrer, entre autres, les musiciens présents. Une façon de créer un lien plus fort entre le public et les musiciens.

L’art plastique sera-t-il aussi présent dans cette édition 2014 ?

Au cours du festival précédent, nous avions osé faire le pari de prendre pour partenaire une artiste peintre mélomane, Marie Chimkovitch. Ce fut une très belle réussite. Nous prolongerons donc cette heureuse collaboration : les coups d’archet deviendront une nouvelle fois autant de pénétrants coups de pinceau qui feront l’objet de petits intermèdes d’exposition durant le festival.

Quelle est la place du répertoire juif dans le festival ?

Mes parents ont collaboré dès 1999 avec le CCLJ et nous avons toujours beaucoup aimé y venir. Pour ces concerts, il y a toujours eu une œuvre de compositeur juif ou d’influence juive. Cette année, le concert sera presque exclusivement consacré au répertoire juif avec « L’énigme éternelle », extrait des deux mélodies hébraïques de Maurice Ravel. Ensuite, une œuvre inspirée du répertoire yiddish avec De Drei Tertelekh arrangé par U. Waterlot, puis une œuvre poignante du répertoire qui terminera le concert : le poème mystique de Ernest Bloch qui sera interprété par le merveilleux violoniste israélien Hagai Shaham. Mais nous ouvrirons ce concert par du Mozart, festival Mozart oblige !

Réservations : 02/543.02.70 ou info@cclj.be pour la soirée du mardi 23 septembre 2014 à 20h au CCLJ. 

Plus d’infos et programmation du festival : www.festival-mozart.be

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