Tiens, Philippe Karsenty va encore perdre un procès.

Insulte aux lèvres et bassesses en bandoulière, Philippe Karsenty, l’autoproclamé « combattant de la vérité » semble prêt à tout pour faire à nouveau la « une » des médias.

Depuis que fin juin 2013, Philippe Karsenty a été condamné à verser 7.000 euros de dommages et intérêts au journaliste Charles Enderlin et à France 2 pour diffamation à leur égard, on n’avait plus entendu parler de lui.

Ce qui, après des années à l’entendre déblatérer mensonges et insultes, faisait des vacances à tout le monde. Sauf que, sorti de son obsession à vouloir démontrer que le petit Mohammed Al Dura  n’est pas mort*, Ph. Karsenty n’est rien. Ou pas grand-chose.

Il n’est jamais parvenu à capitaliser ni politiquement ni médiatiquement sur la courte popularité qu’il s’est ainsi acquise : il a été blackboulé  lorsqu’il a tenté de se faire élire député en France et s’est ramassé comme représentant des Français de l’étranger.

Le mieux qu’il ait pu réussir, c’est de devenir, en 2008, le 11ème adjoint au maire de Neuilly avec la fonction de « délégué aux Aménagements et aux Stratégies numériques ». Pas de quoi être en « une » des médias.

Dur pour un homme qui a tant de comptes à régler avec les journalistes. Lesquels sont, selon ses théories fumeuses, vendus au tout puissant Ch. Enderlin  et ses réseaux mafieux. Et surtout Pierre Haski, ancien de « Libération » et fondateur du journal en ligne « Rue 89 »*

Celui-ci s’était toujours élevé contre le lynchage dont  Ch. Enderlin  était l’objet. Il avait notamment initié en 2008 une pétition de soutien au chef du bureau de France 2 en Israël signée par des centaines de journalistes.  

Karsenty n’a donc pas hésité à s’en prendre à P. Haski qui est en conflit avec le hacker ultra sioniste Ulcan***. « Conflit », le mot est un peu faible : Ulcan a multiplié les « canulars » répugnants contre lui et le site.

Il a ainsi envoyé la police chez P. Haski en l’accusant d’avoir tué sa femme. Il a téléphoné au père d’un  journaliste qui lui avait déplu pour lui annoncer sa mort. Ce qui a occasionné une crise cardiaque au vieil homme qui n’y a pas survécu.

Karsenty a pris prétexte d’un « tweet » de P. Haski dans lequel celui-ci expliquait qu’Ulcan utilisait « les mêmes arguments qui avaient été utilisés par Philippe Karsenty lorsque j’avais défendu Charles Enderlin »

Réplique du maire adjoint de Neuilly qui partage l’idéologie du hacker. Et  l’élégance de  son style : « Pauvre type qui menace après avoir protégé la propagande antisémite d’Enderlin. Son père a bien fait de l’abandonner J » 

Rebelote un peu plus tard : « Toute la famille Haski le renie. Pauvre type. Ulcan, reviens t’occuper de lui »  On notera la présence de « smileys» qui sont la preuve indubitable des qualités de Karsenty  pour occuper la fonction de « stratège numérique » à la mairie de Neuilly.

Un comportement assez inhabituel chez un élu de la République

Il semble persuadé qu’en placer un en fin de phrase transforme ipso facto n’importe quelle  saloperie en plaisanterie. Sauf qu’en appeler à  Ulcan, dont il connaît la capacité de nuisance n’a que médiocrement amusé P. Haski.

Il a donc porté plainte ce 14 octobre contre Karsenty pour « provocation directe à commettre des infractions ». De fait, en agissant de la sorte, le maire –adjoint incite le hacker à commettre des infractions punies par la loi : faux appels à la police, piratages de site, harcèlement téléphoniques…

Assez inhabituel pour un élu de la République. C’est ce qu’a aussi estimé le maire (UDI) de Neuilly, Jean-Christophe Fromantin dans un communiqué que « les propos tenus par Philippe Karsenty n’engagent que lui et en aucun cas le Maire ou la majorité municipale».

Dans la foulée, il exige aussi que Karsenty retire de sa page Twitter toute référence à Neuilly et à son statut de maire-adjoint. Du jamais vu mais est-ce suffisant ? N’aurait-il pas dû prendre des sanctions contre un membre de son équipe municipale coupable de telles dérives ?

Mais cela a peut être un rapport avec la « grande » politique : Jean-Christophe Fromantin est candidat à la succession de Jean-Louis Borloo à la tête de l’UDI et n’entend sans doute pas se fâcher avec qui que ce soit, pesât-il aussi peu qu’un Karsenty…

Quoi qu’il en soit, on se demande tout de même ce qui a piqué ce dernier. Qu’un Ulcan n’ait aucune mesure peut se comprendre : c’est un adolescent attardé, aux idées courtes, planqué en permanence  derrière son clavier.

Mais comment expliquer tant de virulence  et de bassesse chez un homme fait (un peu trop même) qui a des prétentions à influer sur la vie publique ? Certes, Karsenty a déjà dépassé toutes les limites face à Charles Enderlin. Mais c’était, espérait-il « l’affaire de sa vie »  

De là à s’en prendre aux relations familiales privées d’un homme qui l’a simplement contrarié, il y a davantage qu’une marge. Plusieurs hypothèses peuvent expliquer ce glissement ultra-rapide vers de telles saloperies

L’une d’elles est que, derrière son masque lisse, M. Karsenty cache depuis des années une personnalité caractérielle. Une autre est la contagion du relâchement général que permet l’anonymat sur Internet.

Le dernier et sans doute le plus probable tient au fait que comme Ulcan, Karsenty est d’extrême-droite. Qu’elle soit en l’occurrence ultra-sioniste n’y change rien. Ces gens se caractérisent par la brutalité, la vulgarité de leurs propos et leur absence totale de limites.

Qui plus est, cette ultra-droite aux manières de voyous est soutenue plus ou moins ouvertement par l’extrême droite israélienne tout aussi peu renommée pour sa subtilité de pensée et sa délicatesse d’expression…  Qui se ressemble s’assemble.

*Karsenty a accusé durant des années Charles Enderlin, (France 2 ) d’avoir truqué un reportage sur la mort de Mohammed al-Durah, un enfant palestinien tué par balles au début de la 2ème intifada (2.000). Sans succès.

** Rue 89 : http://rue89.nouvelobs.com/

*** Voir : « Le hacker Ulcan : un si amusant facho… »  (http://www.cclj.be/article/3/5985)

 

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