Bien que tardifs, les nouveaux éléments d’enquête sur la traversée de la mer Rouge par les Hébreux ne peuvent être ignorés tant ils remettent en cause la version officielle et, dans la foulée, le rôle même de celui qui fit sortir les Hébreux d’Égypte. Analyse
On dirait un titre du « Gorafi » mais c’est la triste réalité. Terrible époque que celle où on ne respecte plus rien, pas même la Bible. Voyez cet écrivain français, le strasbourgeois Philippe Lecherrmeier:
Il en a rédigé une nouvelle version, sous prétexte que « d’un point de vue littéraire, c’est mal écrit » Bien, il n’a pas tout à fait tort. Les litanies de « Truc engendra Machin qui engendra Chose », sont un peu datées. Et les listes des Rois d’Israël et de Juda gagneraient à être raccourcies
Mais, concernant le livre de l’Exode, il n’y a rien à modifier tant le récit est clair et cohérent. : Pharaon refuse de laisser partir mon peuple (« let my people go » en hébreu). Puis, à la dixième plaie quand « l’Éternel frappa tous les premiers-nés dans le pays d’Égypte », il cède.
Ni une ni deux, Charlton Heston réunit tout le monde et file vers la mer Rouge. Mais, comme on sait, le cœur de Pharaon, roi d’Égypte s’endurcit à nouveau, « et Pharaon poursuivit les enfants d’Israël. »
Pas paniqué pour un shekel, Moïse lève un bras (ou les deux, ce point n’est pas clair), les eaux de la mer s’écartent, les Hébreux traversent au sec. L’armée égyptienne s’engage à son tour, Moïse baisse le(s) bras et la mer noie les méchants.
Hélas, cela n’est pas suffisant pour la plaie de notre époque, ces scientifiques qui ne sont jamais aussi heureux que lorsqu’ils trouvent une opportunité pour chipoter l’Histoire. Ici, le prétexte est le nouveau film de Ridley Scott* : « Exode : des Dieux et des rois ».
Or dans ce film, Moïse, (qui, étrangement, ressemble beaucoup à Christian Bale à présent) profite de ce qu’un tremblement de terre a déclenché un tsunami dans la mer Rouge. Chacun sait que dans ce cas là, les eaux commencent par se retirer –les Hébreux passent à sec- avant de revenir en une vague gigantesque –et noyer ces saletés d’Égyptiens.
Ricanements généralisés chez les bacs + 12 : déjà, comment Moïse aurait-il su qu’il y avait un tsunami ? Ensuite, les eaux reculent au maximum durant 25 minutes. Même au pas de course, c’est court pour faire passer « six cent mille hommes, sans compter leur famille »
Alors quoi ? Selon les scientifiques, il y a deux possibilités : la 1ère, c’est un vent violent et persistant (« wind setdown ») qui aurait séparé les eaux. Un phénomène qui se produit assez souvent dans la région et de par le monde.
Même Napoléon le dit
Souci : cela n’aurait pu arriver dans la mer Rouge : l’eau est trop profonde. Par contre, cela aurait été tout à fait possible dans le delta du Nil, surtout au lac dit « de Tanis ». Les scientifiques ont d’ailleurs modélisé l’endroit par ordinateur et miracle :
Si des vents de 100 km/h avaient soufflé durant 12h, ils auraient pu creuser les eaux sur 2 m de profondeur créant un passage à sec de 5 km de long et 3 km de large qui aurait tenu 4 heures. Assez pour que les Hébreux le traversent…
Autre explication mais qui conserve l’hypothèse mer Rouge : lorsqu’elles sont basses, les marées peuvent découvrir des portions de terre. A preuve, Napoléon aurait rencontré le même phénomène en 1798, lorsqu’il a voulu faire traverser le golfe de Suez à ses soldats.
Durant plusieurs heures, la mer se serait retirée d’une bande de terre longue de 1,6 kilomètre. Encore aurait-il fallu que Moïse le sache. Fastoche : après avoir fui l’Égypte, il a longtemps vécu dans le coin, à garder les troupeaux de Jethro. Même qu’il a épousé sa fille, Séphora.
Comme tous les habitants de la région, il pouvait, en se basant sur la lune, prévoir le cycle des marées et donc programmer la traversée. Le point positif de ces théories, c’est qu’elles partent de l’hypothèse que Moïse, chef des Hébreux, à bel et bien existé.
Ce n’est pas le cas de tout le monde. Déjà, il y a l’intéressante thèse du Dr Omar Ja’ara, de l’Université Al-Najah à Naplouse qui, affirme lui, que Moïse était un musulman qui a mené la 1ère guerre de libération de la Palestine **
Ou celle de Sigmund Freud, dans « L’homme Moïse et le monothéisme », pour qui il y en aurait eu deux, de Moïse. Sans oublier ceux qui croient qu’il n’a jamais existé et n’a donc jamais rien fait traverser à qui que ce soit.
Une affirmation qui s’appuie sur le fait qu’il n’y a aucune preuve historique ni de son existence ni même de la présence d’Hébreux en Égypte. Une thèse assez fragile, ne serait-ce que parce qu’on est loin d’avoir découvert toutes les merveilles archéologiques de l’Égypte.
Et puis, comme on l’indiquait dès le début, il y a ce document qui affirme clairement : «Charlton Heston étendit sa main sur la mer, et l’Éternel fit reculer la mer, toute la nuit par un vent d’est impétueux, et il mit la mer à sec, et les eaux furent divisées.
Les enfants d’Israël entrèrent au milieu de la mer, dans son lit desséché, les eaux se dressant en muraille à leur droite et à leur gauche»***. Alors, est-il vraiment nécessaire de chercher davantage ?
*Ridley Scott : réalisateur britannique auteur d’innombrables chefs d’œuvre : Alien, Blade Runner, Thelma et Louise, Gladiator….
** http://www.dailymotion.com/video/xq0428_moise-etait-musulman_news
***Exode, versets 21 et 22
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