Depuis cette rentrée 2015, Miko Israël, président de la Communauté séfarade de Bruxelles, est aussi le nouveau président du Cercle Ben Gourion-Radio Judaïca. Il nous confie ses motivations, ses projets, et sa volonté de travailler dans la continuité de ceux qui l’ont précédé.
Vous succédez à Diane Culer à la présidence du CBG, dans quel esprit ?
J’ai en effet repris la présidence il y a 15 jours, après avoir été administrateur du CBG pendant plus de deux ans. J’ai pu bénéficier de l’expérience de Diane Culer et travaillerai donc dans la continuité, avec une moindre pression quant au déménagement, puisque la Centrale, propriétaire du bâtiment, nous autorise jusqu’à nouvel ordre à maintenir l’émission de Radio Judaïca chaussée de Vleurgat.
Votre double casquette actuelle ne vous effraie-t-elle pas ?
Pas du tout. J’ai été vice-président de la Communauté séfarade de Bruxelles et j’en suis le président depuis cinq ans et demi. En avril 2015 auront lieu les élections du nouveau conseil d’administration, et mon mandat de président étant déjà le second, il est aussi statutairement le dernier, même si je compte de toute façon y rester actif. D’ici là, je m’organiserai pour assurer les deux fonctions de la meilleure manière.
Avez-vous toujours été actif dans la communauté juive ?
Je faisais partie du Young Leadership dans les années 80, puis j’ai quitté la Belgique quelques années pour l’Afrique, plus précisément le Congo et l’Afrique du Sud. A mon retour, il y a huit ans, j’ai participé à l’assemblée générale de la Communauté séfarade et j’ai mobilisé mes amis pour tenter de reprendre les choses en main. Je suis parvenu à l’aide d’une équipe motivée à redynamiser cette institution. Cette expérience m’a montré que je pouvais, avec une bonne équipe, assumer le nouveau challenge qui m’est offert aujourd’hui.
Avec quels objectifs ? Des leçons tirées ?
Vous savez, les difficultés financières auxquelles le Ben Gourion se trouve confronté sont totalement inhérentes à la situation de crise actuelle et ne concerne que la trésorerie au quotidien, comme toute organisation communautaire dépendant principalement des dons. Diane Culer avait elle-même déjà rectifié les erreurs précédentes et a totalement assaini l’organisation. Il n’y a donc aucun cadavre dans le placard, sinon je n’aurais pas accepté ce poste. Pour ce qui est du déménagement, nous sommes actuellement en stand-by, mais nos recherches d’un nouvel endroit se poursuivent.
Qu’en sera-t-il des activités du CBG et du mensuel Contact J ?
Nos activités se feront à l’extérieur, au Foyer sépharade ou ailleurs, il y a assez d’institutions qui peuvent nous héberger pour l’une ou l’autre occasion. Nous pensons d’ailleurs organiser dans quelques mois un diner de collecte. Pour ce qui est de Contact J, rien n’est encore prévu. Je veux me concentrer sur la radio. Une fois nos objectifs atteints, nous nous occuperons du reste. Radio Judaïca est notre organe communautaire n°1, je veux la faire vivre, continuer à la développer, et préparer la relève avec des jeunes également intéressés par ce challenge. C’est une source d’information, mais c’est aussi l’organe défenseur de la communauté chapeauté par le CBG qui doit reprendre la place qui est la sienne dans la sphère communautaire. Nous avons besoin de toutes les opinions et de toutes les tendances de la communauté et rassembler nos idées. Nous ne pouvons nous payer le luxe de nous diviser quand on assiste aux événements actuels. Si une communauté doit se montrer unie, c’est la communauté juive.
Plus d’infos : www.cerclebengourion.be
Lire aussi notre interview de Diane Culer, à laquelle Miko Israël vient de succéder.
]]>