Roger Waters, l’ex Pink Floyd obnubilé par sa détestation d’Israël

Roger Waters a critiqué le guitariste Bon Jovi qui va jouer ce week end à Tel-Aviv… car il se rend ainsi complice des sévices infligés aux Palestiniens ! « Ce type, Roger Waters, doit fermer sa grande gueule. Qu’est ce qu’il a contre les Juifs ? », s’interroge à juste titre le fameux animateur radio américain Howard Stern voici quelques semaines.

Effectivement, depuis des années, l’ex-chanteur bassiste de Pink Floyd n’a que deux obsessions : The Wall, l’œuvre majeure de sa vie, qu’il nous décline inlassablement en disques, concerts, films, spectacles, rééditions, nouvelles boutures, depuis plus de 30 ans, et sa perpétuelle détestation d’Israël, sans doute le cache-sexe d’un antisémitisme primaire.

L’étoile de David mêlée au symbole du Dollar est projetée durant ses concerts reproduisant ainsi le vieux schéma antisémite qui associe les Juifs à l’argent, parallèle entre son The Wall et le mur de séparation, le comparant à l’apartheid en cours dans l’ex-Afrique du Sud.

Soutien affirmé aux boycotts du BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions), critique des décisions de justice française qui condamnent et jugent illégal ce même boycott, Waters est infatigable dans son animosité à l’égard d’Israël.

Dans le dernier numéro de Rolling Stone daté du 2 novembre dernier, profitant de la réédition de son album de 1992… devinez quoi : il se pose à nouveau en ardent défenseur de la Palestine. Les enlèvements et les massacres de Boko Haram, les guerres confessionnelles en Afghanistan, au Mali, au Yémen ou en Irak, les 250.000 morts du conflit Syrien et les centaines de morts de migrants en Méditerranée, le laissent manifestement indifférent, tandis que son combat majeur et monomaniaque reste la « tyrannie israélienne à l’encontre du peuple palestinien »…Mais pourquoi tant de haine ? Pour le comprendre, il faut remonter le temps.

Ultime date de la tournée du Floyd de 1977 pour l’album Animals, le concert de Montréal est un désastre dés le démarrage, avec une sono faiblarde trop vite submergée par une foule en délire (sur un disque pirate enregistré ce soir-là, on entend distinctement Waters hurler : « Mais bordel, cessez donc de lancer des pétards et de brailler, j’essaie de chanter ! »). En définitive, un gamin parvient néanmoins à escalader le filet de sécurité qui sépare le groupe du public. Waters lui a craché dessus. Après le show, il s’est demandé comment il avait pu faire une chose pareille ? Qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez lui ?

A 33 ans, il était le moteur du plus grand groupe psychédélique du monde. Mais son mariage avait sombré et son groupe semblait devoir être entrainé dans ce naufrage; lui, tout comme l’autre pôle créatif, le chanteur-guitariste David Gilmour, avaient de plus en plus de divergences.

Waters était aussi riche et célèbre qu’il se sentait triste et frustré, incapable de surmonter les traumatismes de son enfance qui ont commencé par l’absence du père tué au combat durant la Seconde Guerre mondiale lorsqu’il n’avait que cinq mois.

« Je devais être totalement effrayé », raconte Waters, admettant aussi « J’avais tendance à picoler ». Waters a finalement suivi une thérapie durant vingt ans qui lui a enfin permis de vaincre son passé. Mais, en même temps, il parvint à surmonter ses problèmes en véritable rock star : il s’est enfermé avec un synthé et une console d’enregistrement dans une demeure nichée dans la campagne anglaise et a composé un vibrant opéra-rock.

Avec l’aide des compositions de Gilmour, il inventera l’ultime album-concept de leur génération : The Wall. Waters a construit tout son projet à partir d’un de ses croquis : il montrait un mur géant construit dans un stade. « Il y avait clairement, dès le début, une bonne raison qui m’a inspirée pour construire ce Mur entre le public et moi, quelque part à un niveau inconscient, c’était ma manière d’admettre combien j’avais la trouille. J’avais édifié ce mur théâtralisé tout autour de moi, signe de tant de troubles sexuels, de tant de sentiments de honte », confessera-t-il en 2010.

En fait, Pink Floyd a commencé à se désintégrer durant l’enregistrement de The Wall, au fur et à mesure où Waters en a fait le moteur unique de ses visions personnelles. Pink Floyd achèvera de s’écrouler durant l’album suivant, The Final Cut, qui sera perçu comme un projet solo de Waters. Ce dernier quitte le groupe en 85, mais il devra encaisser le choc de voir Gilmour et le batteur Nick Mason continuer Pink  Floyd sans lui.

Il a bien tenté une action en justice pour les arrêter, mais entre-temps ils avaient donné deux tournées monumentales, sans lui, publié quatre albums, alors même que Waters ne parvenait même pas à vendre les billets de ses tournées liées à ses propres albums solos. « Ce n’est pas lui (Pink Floyd) ! », proclamait Waters en 87 en évoquant Gilmour, « Si l’un de nous doit revendiquer le nom de Pink Floyd, c’est bien moi ».

Ils ont pourtant fini par trouver un accord : Gilmour et Mason pouvaient conserver la marque Pink Floyd, tandis que Waters jouissait de l’entière propriété de The Wall, qui devient alors son obsession. On parle là d’un artiste qui n’a composé aucune nouvelle chanson depuis plus de dix ans et qui n’a signé que quatre pauvres albums solos depuis son départ de Pink Floyd voici plus de trente ans (contrairement à Gilmour qui publie régulièrement ses albums radieux) !

Le seul terrain où son « génie » semble s’épanouir est la détestation d’Israël. Et de ce côté-là, l’ex-chanteur-bassiste de Pink Floyd est on ne peut plus « créatif ». Ainsi, voici quelques mois, il publiait une lettre ouverte exigeant que l’Américain Bon Jovi annule sine die son concert à Tel-Aviv lui expliquant en substance : « Mon pote, ne va surtout pas jouer du côté de ces oppresseurs du peuple palestinien ». Fort heureusement, Bon Jovi n’en a absolument pas tenu compte et son show de Tel-Aviv fut un succès.

Le 1er novembre 2015, profitant de la promo pour la réédition de son album Amused To Death  sorti en 1992, il fait part au journal 20 minutes « de toute son horreur » suite à la décision du 20 octobre dernier de la Cour de Cassation de confirmer la condamnation de 12 militants BDS français qui avaient appelé au boycott des produits israéliens.

Chaque jour, Waters à l’instar de son The Wall pose sa pierre à l’édifice de haine qu’il développe contre Israël. Ainsi, le lendemain, le 2 novembre, c’est au tour du Rolling Stone de relayer ses diatribes, promettant que le jour où le mur de séparation serait abattu, il tiendrait sa promesse de venir jouer « en Palestine libérée » exigeant « la justice pour le peuple palestinien » et critiquant « les occupations illégales imposées par une force militaire contre des civils innocents ».

Enfin, alors que quotidiennement des civils juifs sont tués, blessés, poignardés, renversés par des voitures béliers, il déclare : « Israël viole le droit international 600.000 fois par jour (sic !) juste dans ses implantations. Chaque colon juif des territoires occupés viole la loi chaque matin lorsqu’il se lève ». Aveuglé par son antisionisme primaire, Mr Waters se fiche pas mal que les Russes occupent une partie de l’Ukraine et de la Géorgie ou que l’Angleterre se prélasse à Gibraltar tandis que les Espagnols se complaisent dans leurs enclaves de Melilla et Ceuta, tant qu’ils ne sont pas Juifs ! Comme le dit si bien Howard Stern : « Que Roger Waters commence lui-même à faire la paix avec ses anciens compagnons de Pink Floyd, avant de se soucier du conflit qui oppose Palestiniens et Israéliens ».

Pourquoi tant de haine ? Si Freud était encore de ce monde, peut-être trouverait-il le moyen d’aider Roger Waters à cesser enfin de nous détester. Mais la réponse est peut-être tout simplement aussi basique que cette vraie/fausse interrogation de Serge Gainsbourg sur le Titanic : « Iceberg, c’est un nom juif, non ? ».

]]>