IMAJ présente le Festival (d’amour) du film juif

Tapis rouge du 27 février au 2 mars 2016 pour le 17e Festival du film juif international (BJIFF), pour faire le plein d’histoires d’amours et de folies. Une magnifique occasion de (re)découvrir une sélection de films, avant-premières, courts-métrages et documentaires qui valent le détour. Le détail avec Béatrice Godlewicz, directrice d’IMAJ.

Votre dernière édition, « Sous un même soleil », portait sur l’entente entre les peuples au Moyen-Orient. Pourquoi cette année nous parler d’amour ?

Nous souhaitions montrer qu’un festival à thème juif peut aussi porter sur des choses joyeuses, avec une thématique qui nous sort de la morosité ambiante, de l’inquiétude ressentie par beaucoup. Il s’agit ici de célébrer les liens d’amour entre les êtres, sous toutes leurs formes. Un de nos objectifs est aussi de profiter de cette édition pour nous stabiliser en proposant désormais notre festival chaque année au même moment du calendrier, pour devenir un véritable rendez-vous.

Quel sera le programme ?

Notre programme devrait satisfaire tous les publics : du film bulgare Bulgarian Rhapsody, dont l’histoire se déroule avant-guerre et qui aborde le thème de l’amitié entre adolescents sur fond de montée du nazisme, à l’anglais Dough, où un vieux Juif prend enfin du plaisir à la vie grâce à un jeune musulman, en passant par le russe Chagall Malevich, à la fois sur la relation entre les deux peintres et sur l’amour de Chagall pour sa femme Bella. De nombreux films israéliens aussi, qui parlent d’amour et de liens, avec en avant-première le film d’Amos Gitaï Le dernier jour d’Yitzhak Rabin (le 1er mars à 20h), en présence du réalisateur ! Nous proposons également trois documentaires : un documentaire brésilien qui rend hommage, sous forme d’entretien, à Chantal Akerman ; un documentaire israélien, Le Dieu absent, sur Levinas qui sera suivi d’une soirée de débat, avec notamment Luc Dardenne, notre invité d’honneur ; et un autre, Do you believe in love, ou comment une marieuse handicapée continue malgré son handicap à marier des personnes elles-mêmes en position de fragilité physique, dégageant une énergie incroyable. Notre jury présidé par Charlie Dupont décernera le Prix Georges Schnek au meilleur réalisateur, ainsi que le Prix du Public. Un nouveau Prix BeTv et un Prix du meilleur court-métrage viennent compléter le palmarès.

Quels sont vos coups de cœur ?

J’avoue avoir une petite préférence pour le film israélien Magic Men de Guy Nativ et Erez Tadmor (Sumo), notre film d’ouverture, qui raconte la relation ou plutôt le désamour entre un père et son fils, lesquels vont se retrouver lors d’un voyage en Grèce. Baba Joon, aussi, l’histoire d’une famille iranienne en Israël, avec les conflits de loyauté entre tradition et intégration, ou encore Orange People, un film particulièrement attachant, qui traite des conditions de la femme juive au Maroc, assez similaires à celles de la femme musulmane. La réalisatrice Hannah Azoulay est d’ailleurs une militante féministe très intéressante. Abordant les conflits générationnels, les conflits de culture et de valeurs, ces trois films traitent des relations d’amour et de rejet entre parents et enfants, en optant pour un retour à l’harmonie.

Une première aussi cette année, l’atelier de Sylvain Biegeleisen. En quoi consiste ce projet ?

Il s’agit d’un atelier qui réunira une dizaine de participants. Avec l’aide de Sylvain Biegeleisen (Au crépuscule d’une vie), chacun témoignera en apprenti-cinéaste de son histoire d’amour, pour réaliser un court-métrage qui sera présenté à l’ouverture du Festival. Les places sont limitées, donc inscrivez-vous vite !

Du 27 février au 2 mars 2016 aux Cinémas Galeries & Aventure

Programme & réservations 02/344.86.69 – www.bjiff.bewww.imaj.be

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