Le dimanche 6 mars 2016 à 16h, six pianistes renommés envahiront la scène du CCLJ rien que pour vous. En duos, en trios, en quatuor, en sextuor, ils interpréteront un répertoire gai, varié et humoristique. La présence des enfants est vivement recommandée.
Le projet est né un soir, en Tunisie, après avoir joué dans un festival. « On discutait à trois autour d’un café, et on s’est dit : « Et si on faisait quelque chose ensemble ? » », se souvient la pianiste Dalia Ouziel. « On s’est ensuite réuni chez moi et on a commencé à se défouler sur mes deux pianos. C’était incroyable, il fallait faire quelque chose de ça ! J’ai d’abord dit « Mais vous êtes fous ! » Et Pianofolia était lancé ».
C’est donc une bande d’amis de longue date, qui se connaissaient depuis leurs études au Conservatoire de Bruxelles, qui se retrouvent désormais quelques dates chaque année depuis 2003, pour le plus grand plaisir des mélomanes.
« Il a fallu être sérieux ensuite », poursuit Dalia Ouziel, « faire un programme. Il existe énormément de pièces pour piano à 4 mains, on reprend donc des œuvres tout à fait originales, ou des transcriptions extraordinaires, en s’adaptant au public ». La bibliothèque de Daniel Blumenthal semble inépuisable, et le pianiste la complète en permanence de nouvelles sources. « On s’y perdrait pendant des heures ! », confirme Dalia Ouziel.
Si Pianofolia est une occasion de se revoir, alors que chacun de ces pianistes aujourd’hui confirmés a tracé son chemin, forgé sa carrière. Mais c’est aussi une opportunité pour intégrer à leur initiative leurs anciens élèves, « des étudiants brillants qui ont également fait leur nom et qui jouent à égal avec nous », affirme Dalia Ouziel.
Imprévisible
Sur les 14 pianistes qui forment le groupe, ils seront six à être présents le dimanche 6 mars à 16h au CCLJ, autour de deux pianos. Au menu : La petite suite de Debussy, Le Chevalier à la rose de Strauss, sans oublier Piazzolla et bien d’autres… Le programme est en cours de finalisation, explique Dalia Ouziel qui souhaite garder quelques surprises. Avec, aux claviers, Dalia et Orit Ouziel, Daniel Blumenthal, Caridad Galindo, Johan Schmidt et Marianne Rubenstein, une chose est sûre : il y aura de l’imprévu. Parce que la folie a aussi ça de bon, c’est qu’elle est imprévisible. « On jouera à 4, à 6, à 8 et même à 12 mains ! », promet la pianiste. « Il est déjà arrivé que l’un de nous tombe de son tabouret par manque de place autour du clavier », raconte-t-elle en riant.
Et parce qu’une heure de musique, ça passe décidément très vite, sachez que l’on compte aussi sur les enfants pour venir assister au spectacle. « Le piano, ce n’est pas que du solfège, il y a de très jolies choses qui peuvent en sortir… ».
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