La belle histoire de Pourim

Chacun connaît le merveilleux récit de Pourim, ses personnages hauts en couleur, son suspense haletant et ses rebondissements incroyables. Quel plaisir cependant, d’année en année, d’écouter en trépignant le récit des aventures du courageux Mordehaï, du méchant Aman et de la belle Esther, rythmé par le son de la crécelle.

Sous des aspects de fête carnavalesque, puisque petits et grands sont invités à se costumer, Pourim est une fête porteuse de joie et d’espoir. Espoir que le bien peut triompher du mal si des femmes et des hommes refusent l’injustice et sont prêts à se battre de toutes leurs forces pour ce en quoi ils croient.

La Méguila nous présente des héros qui n’attendent pas l’aide divine pour agir. Mais qui décident de créer le miracle de leurs propres mains, avec les armes dont ils disposent. Mordehaï utilise sa sagesse et son intelligence et parvient à déjouer les pièges qui lui sont tendus. Quant à Esther, elle n’est pas qu’une belle femme, mais elle se sert de son charme et de l’amour que lui porte le roi pour renverser une situation qui semble désespérée. Au lieu de se satisfaire d’une existence dorée dans son palais, elle n’hésite pas à risquer sa vie pour sauver son peuple. C’est d’ailleurs l’un des trop rares épisodes de la Bible qui montre une femme jouer un rôle décisif. La reine Esther est ainsi parfois présentée comme la première féministe de l’histoire.

Grâce à l’intelligence de Mordehaï, grâce au courage d’Esther, les sorts (pourim en hébreu) s’inversent : les Juifs qui devaient être exterminés sont sauvés, alors qu’Aman le tortionnaire et ses partisans sont pendus.

L’ivresse de la victoire ne doit pas nous faire oublier les véritables enjeux de ce récit. A une époque où la vie n’était pas toujours facile pour les Juifs de diaspora, raconter cette histoire où les bons triomphent des méchants, les faibles des forts,  pouvait servir d’exutoire face à l’antisémitisme. Aujourd’hui, même si nous devons toujours rester vigilants face à la résurgence de nouveaux « Aman », il est plus important de mettre en avant l’héroïsme et la prise de responsabilité que le désir de vengeance.

Pourim reste l’exemple d’une heureuse victoire sur tous les Aman qui souhaitèrent faire disparaître le judaïsme. En la célébrant, nous affirmons aussi combien l’ingéniosité et la détermination humaine peuvent être plus utiles que la prière et l’attente d’un éventuel miracle…

Si nous célébrons toutes les fêtes juives au CCLJ, c’est non seulement parce qu’elles font partie de notre patrimoine, mais aussi parce qu’elles véhiculent des thématiques d’une grande actualité et des valeurs auxquelles nous sommes attachés. Pourim en est un exemple excellent. C’est pourquoi nous vous invitons à nous rejoindre pour une soirée placée sous le signe de la bonne humeur.

Venez célébrer avec nous le courage de Mordehaï et de la Reine Esther dans la joie et les chansons, le vendredi 25 mars 2016. Dès 18h30, stand de maquillage et de jeux, à 19h défilé des costumes, spectacles des enfants de l’Ecole Shalom Aleichem, chants et danses. Parents, enfants, jeunes et toujours jeunes, par vos déguisements et votre bonne humeur, venez perpétuer la tradition carnavalesque de la fête de Pourim.
Après la cérémonie, l’équipe du King David vous propose un délicieux repas de fête. Entrée libre à la cérémonie.
Infos et réservations pour le repas : 02/543.02.70 ou info@cclj.be
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