Nous avions évoqué* début juillet l’interdiction faite par un tribunal allemand des circoncisions pour raisons religieuses. Cette décision avait suscité tant de polémiques que le gouvernement allemand a été contraint à une mise au point.
Steffen Seibert, le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, a ainsi déclaré : « Au nom de ce gouvernement, de tous les membres de ce gouvernement, disons les choses clairement : la liberté des activités religieuses est un droit auquel nous sommes très attachés ».
Avant de préciser dans la foulée : « Les circoncisions des garçons ne doivent pas pouvoir faire l’objet de poursuites pénales ». De quoi, sans doute, apaiser la situation. Entretemps, bien entendu, on a eu droit aux habituelles déclarations intempestives de certains.
Comme celle de Pinhas Goldschmidt, grand rabbin de Moscou, qui a cru devoir affirmer que cette décision judiciaire « était peut-être l’attaque la plus grave contre la vie juive en Europe depuis la Shoah » ?
Plus grand monde ne s’étonne des excès verbaux de certains dirigeants religieux, mais certains s’irritent encore de voir ainsi galvaudé le génocide subi par les Juifs.
*«Allo, ne coupez pas ! » (http://www.cclj.be/article/6/3308)
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