Amos Davidowitz ou l’éducation à la paix

Fervent partisan du dialogue et inépuisable promoteur de la coopération internationale, Amos Davidowitz était le temps de quelques jours à Bruxelles. Il nous a fait part des projets, nombreux, qu’il mène à travers les cinq continents. Avec toutefois les deux pieds bien sur terre et ces maîtres-mots : Il y a ce que je souhaite faire : la paix. Il y a ce que je dois faire : l’armée, pour nous protéger… Pendant l’année 2001, lors de l’intifada Al-Aksa, j’ai servi 60 jours dans l’armée israélienne. La même année, j’ai inscrit plusieurs centaines de jeunes d’Albanie, du Brésil, de Chypre, d’Egypte, de France, de Géorgie, d’Allemagne, de Hongrie, de Grèce, d’Indonésie, d’Israël, du Kenya, du Kosovo, de Palestine, des Philippines, d’Irlande, d’Afrique du Sud, de Tanzanie, des USA, de l’Ouzbekistan et tant d’autres à un programme d’éducation à la paix. Ce livre est un testament écrit par un père à ses enfants juste avant de partir, une nouvelle fois, au combat. Je l’ai fait à la demande de ma femme au cas où je ne reviendrais pas. (…)
Dans ses propos, ces quelques pages qu’il a écrites voici un an, et dans ses actes, Amos Davidowitz peut sembler paradoxal. Ce kibboutznik israélien, citoyen américain, qui multiplie les projets de relance de la coopération internationale et de la résolution pacifique des conflits tout en continuant à servir chaque année Tsahal comme officier de réserve, sait pourtant parfaitement ce qu’il veut.
Directeur général de l’Institute of World Affairs (Washington), Amos Davidowitz dirige une série de séminaires internationaux sur l’éducation à la paix, réunissant des participants des cinq continents. En 2001 -et l’événement est déjà planifié pour 2003 et 2004-, il invitait plus de 200 jeunes issus de 15 pays à participer à Olympeace, un programme sportif où les différentes nationalités doivent se mélanger pour gagner. Dans le cadre du NISPED (Negev Institute for Strategies of Peace and Development), ce sont des programmes de rapprochement entre les communautés qu’il développe, notamment en Israël entre Juifs et Bédouins. Mais Amos Davidowitz ne s’arrête pas là. Avec l’Association d’Education progressiste ORBINA (Tel-Aviv), c’est de culture qu’il s’agit et plus particulièrement de la musique qu’il utilise depuis quelques années comme instrument de cohésion. Un cd qui réunit les voix d’Israéliens et de Palestiniens, de Grecs et de Turcs, d’Irlandais catholiques et protestants, d’Allemands de l’Est et de l’Ouest vient d’être enregistré.
Plus proche de nous, le comité Shalom Archav Belgique a fait appel à cet expert de la communication internationale pour trouver en Israël et dans les Territoires des villes intéressées par le projet de jumelage tripartite lancé au début de l’année. Une classe de primaire de Nivelles devrait ainsi bientôt se voir jumelée avec un kibboutz et un village palestinien.
Infos : www.iwa.org

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