Cette Déclaration est la base même de notre liberté et de la liberté de l’Etat d’Israël tel qu’il s’est défini : l’Etat des Juifs et de tous ses citoyens.
Aujourd’hui, en octobre 2010, certains dirigeants politiques contestent la validité de cette phrase fondamentale donnant à l’Etat d’Israël son caractère démocratique. Mettre en cause la charte fondamentale, c’est mettre en cause notre liberté d’agir comme un peuple indépendant et libre.
Il y a aujourd’hui des voix qui s’élèvent et qui veulent contester la proclamation du 15 mai 1948. Déclarer et faire déclarer à une partie de ses citoyens qu’ils doivent être juifs pour avoir l’égalité des moyens et des devoirs, l’égalité de citoyenneté, revient à remettre en cause beaucoup de choses, ce que la majorité du peuple d’Israël ne veut pas. Imposer un serment de loyauté au caractère juif de l’Etat d’Israël porte atteinte à l’indépendance d’esprit de l’Etat d’Israël. Aujourd’hui, on voudrait imposer à la minorité arabe ce serment d’allégeance au caractère juif de l’Etat d’Israël, et non à Israël. Cela revient à leur demander d’abdiquer sur leur identité. Exiger cela d’un Arabe né à Haïfa ou Akko est une atteinte à la liberté à laquelle nous n’avons pas à adhérer. On peut exiger beaucoup de choses des citoyens, mais pas qu’ils renoncent à leurs croyances ni à leur être. La Déclaration dit que les citoyens sont égaux devant la loi. Nous devons y veiller, nous amis d’Israël, qui faisons partie du peuple juif.
Je ne peux demander à la minorité arabe de ne plus être elle-même. La Déclaration d’indépendance a été adoptée à l’unanimité. Qu’ils soient laïques ou religieux, de gauche ou de droite, tous les membres de la Knesset provisoire ont voté favorablement. Tout le mouvement sioniste aussi. Je ne comprends pas ceux qui osent contester cette façon de vivre.
La liberté de l’Etat d’Israël d’exister, d’œuvrer et d’agir sera pleinement garantie lorsqu’il fera la paix avec ses voisins. La paix sans occupation et sans colonie. C’est une exigence minimale que nous pouvons et que nous devons assumer. Si nous soutenons J Call, si nous soutenons Shalom Archav, et tous les mouvements qui sont pour la paix et l’égalité, c’est que nous voulons nous identifier à ce cri de liberté que la Knesset provisoire a lancé le 15 mai 1948 en adoptant la Déclaration d’indépendance. Nous allons continuer à défendre ce cri du cœur après tant d’années. Je ne suis pas libre si j’opprime. Je ne suis pas libre si j’occupe. En principe même, entre l’occupant et l’occupé, il y a toujours une nuance fondamentale. L’occupé a l’espoir de ne plus être occupé. L’occupant, quel est son ?espoir ? Il doit mettre fin à l’occupation. Nous y œuvrerons avec force. Nous allons soutenir tous nos amis israéliens dans leur combat pour la paix.
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