A la tête du jury du Festival d’Angoulême qui s’est clôturé le 29 janvier 2012, Art Spiegelman a remis le prix de la meilleure BD de l’année à Guy Delisle pour Chroniques de Jérusalem.
Guy Delisle n’est pas à son coup d’essai, il a déjà pu accompagner sa femme travaillant dans l’humanitaire sur différents terrains (Chine, Birmanie, Corée du Nord, Ethiopie, etc.) et réaliser des ouvrages comparables aux Chroniques de Jérusalem. Ce dernier ouvrage a remporté un certain succès courroné à Angoulème.
« Pour les gens de ma génération, Art Spiegelman est un monument. Il est arrivé avec la réponse que nous attendions, nous qui pensions que l’on pouvait faire autre chose en BD. Quand j’ai lu Maus, j’ai pleuré. Cela a été un jalon pour tous les auteurs », confie-t-il à ParisMatch.
Art Spiegelman expliquera quant à lui que « le paysage de la BD n’aurait jamais évolué aussi vite sans lui. Il a répondu à cette question que les gens de ma génération se posaient, c’est-à-dire comment peut-on faire mieux, rendre ce médium plus fort? Il a répondu de façon éclatante en mêlant l’autobiographie et le reportage ». ( La Presse )
Guy Delisle explique sa démarche : « Je ne me sens pas journaliste, j’attends que les histoires me tombent dessus », poursuit-il. « Je suis d’une certaine façon reporter, mais plutôt comme un curieux qui enverrait de longues cartes postales à ses amis. Un type normal, dépassé par la situation ». (RTBF).
L’auteur passera un an à Jérusalem, de août 2008 à septembre 2009, durant lequel il va nous croquer, non sans humour, son quotidien, sans a priori. Redécouvrir des lieux et une région au travers de ses yeux neufs est rafraîchissant, les premières pages de son livre-bd sont disponibles en ligne sur son site (clic) pour vos donner quelques idées.
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