Un arbre coupé tombe lourdement au sol, un autre arraché évolue dans les airs, suspendu à une grue. Métaphores sensibles, ces deux images condensent à elles seules Beautiful Valley, la première fiction de la réalisatrice israélienne Hadar Friedlich. Chute, déracinement, temps qui passe inexorablement donnent à cette remarquable élégie sa matière mélancolique.
Dans Beautiful Valley, le paysage se transforme, et c’est un processus inexorable. Le kibboutz, où se situe l’action du film est, à l’image de cette nature, en pleine mutation. En proie à des problèmes financiers, le village est menacé de privatisation. Cela va à l’encontre des principes qu’Hanna (Batia Bar) a toujours défendus. Cofondatrice du kibboutz et dépositaire de sa mémoire, elle assiste, impuissante, à la déperdition de l’idéologie collectiviste, au profit d’un individualisme de plus en plus marqué.
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Sortie en France ce 14 novembre (pas encore de date belge annoncée)
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