A l’initiative de la Feweb et de son partenaire, le BetaGroup, la mission économique organisée en Israël du 9 au 15 mai 2015 réunira pas moins de 30 entrepreneurs belges, avec cet objectif : « aller chercher l’inspiration là où elle se trouve ». Un succès qui prouve que les idées bien exploitées n’ont ni frontières ni couleurs politiques. Interview de Benjamin Beeckmans, président de la Feweb.
Une mission similaire organisée par les différentes régions devait se tenir en décembre 2014, et s’est finalement vue annulée. Cinq mois plus tard, cette mission devient réalité, que s’est-il passé ? La mission initialement proposée a en effet été « reportée » sans annoncer de date exacte de son report. Nous savons tous qu’un an dans ce secteur, ça peut être énorme et nous voulions profiter de plusieurs événements importants à cette période, notamment le StarTAU Innovation Day, le plus grand Salon de l’Innovation, qui se tient à Tel-Aviv le 9 mai. L’économique peut franchir les contraintes politiques, l’intérêt des entreprises belges pour cette mission le prouve.
Que peut apporter Israël aux entrepreneurs belges ? Israël est comme la Belgique un petit pays, d’une grande complexité. En cela, c’est un bon modèle. Son écosystème particulièrement favorable au monde des start-up est unique : on y trouve sur une petite surface un très grand nombre d’entreprises, mais aussi des partenariats efficaces avec les universités en matière de transfert des technologies, un mécanisme de soutien à la création d’entreprises qui permet un déploiement à plus large échelle, une vraie motivation entrepreneuriale avec plusieurs exemples dont Waze, et un laboratoire de recherche : INTEL et Google l’ont compris en s’installant sur place. Quand on parle aujourd’hui de lieux stratégiques pour l’entrepreneuriat, que ce soit dans le domaine des hautes technologies ou de la santé, on cite immédiatement la Silicone Valley et Tel-Aviv, la « Silicone Wadi ».
Quelles entreprises participent à la mission et quel sera votre programme ? En collaboration avec l’ambassade d’Israël, nous avions organisé un concours de start-up, et les cinq lauréats ont remporté un ticket pour participer à la mission. Ils se sont vu rejoindre par une vingtaine d’autres investisseurs de premier plan, venant de Bruxelles comme de Flandre ou de Wallonie, principalement dans le secteur de la high tech ou lié aux technologies du Web. Notre objectif est de voir les principaux centres d’innovation et de recherche. Nous commencerons par le Salon de l’Innovation de Tel-Aviv qui accueille plus de 5.000 personnes et constitue une excellente occasion de découvrir les projets de l’université, mais aussi pour les entrepreneurs belges de se présenter. Il est aussi prévu bien sûr de visiter le Technion, le Parc industriel de Nazareth qui a lancé des applications spécialisées pour mobiles, et de rencontrer des hommes d’affaires et Venture Capitalists qui financent l’innovation en Israël.
Cette mission est-elle strictement économique…
Elle ne comporte pas de volet politique effectivement. En revanche, nous sommes soutenus par l’ambassade de Belgique sur place qui met sa résidence à notre disposition pour des réunions. Le consulat organisera aussi pour nous à Jérusalem des rencontres d’entrepreneurs de Ramallah. Ce qui fait la différence, c’est la qualité de la technologie et de l’entreprise, et non de savoir si les entrepreneurs sont israéliens ou palestiniens. Cette vision est d’ailleurs partagée des deux côtés.
Comment est financée cette mission privée ? Le coût de la mission a été pris en charge à 50% par les différentes régions, au titre « d’exploration de nouveaux marchés liés à l’exportation ». Le reste est à charge des sociétés participantes. Notre objectif est de rendre cette mission annuelle, qu’elle soit organisée par le public ou le privé. Nous avons été obligés pour des questions d’organisation de limiter cette fois-ci le nombre de places. Si la mission initiale est reportée comme prévu à la fin de l’année, je suis certain qu’elle rencontrera, elle aussi, un franc succès. Que ce soit à San Francisco ou Tel-Aviv, dans le domaine de la recherche, la technologie ou l’entrepreneuriat, nous nous devons d’aller où cela se passe. Rien ne se mettra en travers de notre volonté de favoriser les échanges économiques et les contacts entre entrepreneurs.
N’hésitez pas à vous rendre sur notre site www.cclj.be ou Facebook pour être tenu au courant de l’actualité de cette mission. Plus d’infos sur le programme : www.lafeweb.be
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