Bordet et Hadassah : une alliance contre le cancer

L’Institut Bordet et l’Hôpital Hadassah de Jérusalem ont signé le 19 juin 2012 à Bruxelles un accord de coopération ayant pour objet la recherche sur le cancer. Un programme qui permettra aux chercheurs belges de Bordet d’accomplir des progrès majeurs dans la lutte contre le cancer.

En présence de Didier Viviers, recteur de l’Université libre de Bruxelles (ULB), de Laurette Onkelinx, ministre de la Santé, et de nombreuses personnalités politiques et académiques, la signature officielle a été apposée sur l’accord de coopération entre l’Institut Bordet (ULB) et l’Hôpital Hadassah (Université hébraïque de Jérusalem) dans les locaux de la Fondation universitaire à Bruxelles.

« Il n’y a pas de progrès scientifique sans collaboration entre centres médicaux », a rappelé Martine Piccart, oncologue à l’Institut Bordet et professeur à la faculté de médecine de l’ULB. « Avec cet accord de coopération, nous pourrons travailler sur le bagage génétique de la tumeur cancéreuse ».

Cet accord conclu entre ces deux prestigieux centres médicaux universitaires constitue une étape importante pour le progrès de la recherche oncologique. Si les artisans de cet accord ont souhaité le médiatiser, c’est essentiellement en raison de la reconnaissance du cercle BDS par le conseil d’administration de l’ULB. « Il était nécessaire de montrer que le message de haine et de médiocrité de pensée porté par les promoteurs du boycott académique se heurte à l’intelligence et au progrès scientifique », déclarait le professeur Maurice Sosnowski, cheville ouvrière de cet accord et chef du service d’anesthésiologie de Bordet.

Ce dernier en a profité pour évoquer la vocation pacifiste de l’Hôpital Hadassah en rappelant sa participation dans de nombreux programmes de coopération avec les Palestiniens ainsi que sa nomination au Prix Nobel de la paix en 2005. Toute l’action de cet hôpital israélien se fonde sur le dialogue et l’ouverture sur l’autre.

A cet égard, la présence du recteur de l’ULB avait une portée symbolique importante et les propos qu’il a tenus ont été écoutés avec attention. Didier Viviers a souhaité réaffirmer que l’ULB ne boycotte pas les universités israéliennes. « La campagne BDS prodigue des recommandations contraires aux valeurs de l’ULB », insistait-il.

Les programmes de recherche envisagés par l’accord conclu entre Bordet et Hadassah sont précieux : ils permettront de généraliser les stratégies thérapeutiques développées par les équipes d’Hadassah. En soutenant ces programmes, on prouve qu’on a un cœur intelligent.

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