Boualem Sansal, un cœur pour la paix…

Question élégance, le célèbre écrivain algérien n’a guère de leçons à recevoir, surtout de la part de certains régimes arabes.

 

Bref rappel* : le « Prix du Roman arabe » avait été attribué cette année à l’écrivain algérien Boualem Sansal par un jury d’écrivains français. Mais, à la dernière minute, les ambassades arabes, qui finançaient l’événement, ont annulé la remise du prix.

C’est qu’entretemps, B. Sansal s’était rendu en Israël pour participer au « Festival international des écrivains » de Jérusalem…L’annulation fit scandale en France et le prix lui fut tout de même attribué, mais sans la récompense de 10.000 euros offerte par les pays arabes.

Sauf que, début aout, un donateur suisse anonyme lui a versé cette somme pour le féliciter de son courage. Sansal a salué un geste « si grandiose qu’on ne peut accepter qu’il soit terni par l’argent ».

Et il a offert les 10.000 euros à l’association « Un cœur pour la paix » dont le siège est au prestigieux hôpital Hadassah de Jérusalem. Cette organisation fondée en 2005 par des médecins français prend en charge des enfants palestiniens atteints de malformations cardiaques.

Ceux-ci sont soignés par des équipes de médecins israéliens et palestiniens. Et si une intervention chirurgicale s’avère nécessaire, elle est financée moitié/moitié par « Un cœur pour la paix » et l’hôpital lui-même.

Un beau geste, à la fois élégant, utile et représentatif de l’engagement pour la paix d’un homme de talent et d’esprit.

*« La liberté selon Boualem Sansal » (http://www.cclj.be/article/3/3268)

« Boualem Sansal : « Si on veut être tranquille, il ne faut pas écrire (http://www.cclj.be/article/3/3286)

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