Du 9 au 15 mai 2015, une trentaine d’entrepreneurs belges sont en mission économique en Israël. Benjamin Beeckmans, président de la FeWeb, nous propose tout au long de leur séjour un carnet de bord quotidien. Dernier jour.
La réception chez S.E. John Cornet d’Elzius à l’initiative du Israeli Belgian Business Club fut une grande réussite. Une grosse centaine d’invités et le cadre unique de la Résidence nous ont permis de rencontrer d’anciens Belges et de partager leur expérience de la vie économique en Israël. Nous en avons également profité pour remercier les attachés commerciaux régionaux qui ont mis leur réseau et leur professionnalisme à notre disposition tout au long de la semaine.
Jeudi matin, direction SOSA, un des incubateurs les plus dynamiques que nous ayons rencontrés. Tout y est mis en œuvre pour faciliter le déploiement de projets innovants, puisque les entrepreneurs y passent en moyenne 6 à 18 mois à acquérir l’expérience et le financement nécessaire pour lancer leur entreprise à grande échelle. Ce qui frappe tout de suite, c’est l’ambition énorme dont font montre les start-up que nous y avons rencontrées. On nous parle immédiatement de conquérir le monde et de besoins de financement s’exprimant facilement en dizaines de millions de dollars, malheureusement rien de comparable avec ce qui se fait en Belgique.
Un des participants le résumant assez bien en concluant : « On a l’impression que les Belges boxent en général plutôt en-dessous de leur catégorie de poids, alors que les Israéliens tentent systématiquement de boxer au-dessus ! »
Un élément frappant au sein des entreprises rencontrées est la forte proportion d’entrepreneurs en série qui, ne désirant pas se reposer sur leurs lauriers, réinvestissent leurs bénéfices presque en totalité dans une nouvelle start-up. Cette dynamique facilite la circulation des investissements et donc la disponibilité de cash pour les nouveaux entrepreneurs.
Réinvestir ses bénéfices en Israël
Les mauvaises relations probables entre le Congrès américain et le nouveau gouvernement israélien sont aussi paradoxalement les bienvenues. En effet, tant qu’il n’y aura pas d’accord à ce sujet entre les deux pays, les bénéfices réalisés par les sociétés américaines en dehors des USA sont soumis à une double taxation. Pour l’éviter, de nombreuses sociétés telles que Apple préfèrent réinvestir ces bénéfices en Israël plutôt que des impôts… Comme pour le moment le temps ne semble pas être au réchauffement des relations et que la priorité est plus aux discussions politiques que fiscales, on s’attend à ce que cette situation favorable aux investissements en Israël perdure…
Impossible de quitter Tel-Aviv sans un détour par le quartier de Neve Tsedek, une glace bien méritée à la Tahana et un détour par les remparts et le port de Jaffa pour conclure notre voyage.
Une visite riche en rencontres donc et je pense une agréable surprise pour tous nos participants. Ils rentrent pour certains avec des dossiers d’affaires, des propositions de partenariats, mais surtout une vision plus objective de la réalité du terrain dans cette région du monde.
La suite ? On parle déjà de refaire cette mission en 2016…
J’espère vous avoir donné l’envie d’y participer à votre tour.
Shalom à tous.
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