Comment Dieudonné a failli être au second tour à Dreux

Il n’a manqué que quelques dizaines de pourcents à « l’humoriste controversé », comme disent les médias, pour être en ballotage favorable au deuxième tour des législatives.

Dieudonné Mbala Mbala était candidat aux législatives dans  la 2e circonscription d’Eure-et-Loir, sous l’étiquette du « Parti Anti-Sioniste ».  Il avait donc un programme alléchant : « Faire disparaître l’ingérence sioniste dans les affaires publiques de la Nation ».

C’est-à-dire : « Libérer du sionisme la politique, la culture, la philosophie et la religion ». Et, selon son suppléant, Yahia Gouasmi,  boucher (halal) de profession et président du dit parti, il est plus que temps : 

« Le sionisme est en train d’éduquer les enfants. Le sionisme divise le foyer. Il divorce le foyer. A chaque divorce, il y a un sioniste derrière. A chaque chose qui divise une nature humaine, il y a derrière un sionisme ».

En résumé : «  Les sionistes ont pris le pouvoir en France, le pouvoir des médias, les trusts, la politique. (…) Et nous sommes là pour dénoncer tous les hommes politiques qui font l’apologie et le soutien du sionisme et dire qui sont les vrais Français et qui défend les intérêts de la nation.

Et si nous réussissons ici en France, alors je vous l’assure, la Palestine sera libérée. La France sera libérée. L’Europe sera libérée. L’Amérique sera libérée. Le monde sera libéré ». Mais de qui parlent-ils exactement ? Qui sont ces mystérieux sionistes ?

On pourrait croire que ce sont les Juifs. Ce serait une grave erreur. On peut le vérifier : ni dans le programme ni dans les déclarations du parti, n’apparaît jamais le mot « juif ». Dieudonné lui-même le précise : 

« Il faut absolument sortir de cette paranoïa; il faut sortir de cette théorie du complot antisémite (…) Il faut arrêter avec ce chantage systématique à l’antisémitisme ». Mais alors ? Procédons par élimination : les sionistes ne sont pas des Arabes : Yahia Gouasmi lui-même est né en Algérie. 

Ce ne sont ni des Camerounais ni des Bretons, Dieudonné est les deux. Les réfugiés chiliens ayant fui le coup d’Etat de Pinochet ? Pas assez nombreux. Les Antillais ? Trop mal organisés. En réalité, il n’y a qu’une réelle possibilité :

Derrière le vocable « sioniste », Gouasmi et Dieudonné dénoncent les Chinois de France : 700.000 individus au moins, vivant entre eux dans leurs communautés fermées. Et à Paris, ils sont partout. Dans la restauration, le prêt-à-porter, la maroquinerie, l’électronique…

Trop discrets pour être honnêtes : on n’entend jamais parler d’eux, c’est bien la preuve qu’ils cachent quelque chose. Sauf en politique où ils pointent le bout de leur nez : voyez Jean-Vincent Placé, sénateur d’Europe Ecologie-Les Verts.   

Et surtout la nouvelle ministre de l’Economie numérique, Fleur Pellerin. Ces deux là sont nés en Corée ? Il y a une différence ? Ce point de détail éclairci et l’ennemi ciblé, il allait de soi qu’avec un programme aussi radical, l’élection de Dieudonné n’allait être qu’une formalité.

Raison pour laquelle le controversé humoriste n’a pas fait campagne. Il s’est contenté d’affiches à son effigie qui disaient tout. Et laissons les sionistes répandre la calomnie qu’il ne s’agissait que d’un de ces coups publicitaires dont il est coutumier.

Les faits sont là pour les démentir : Dieudonné a obtenu pas moins de 1,14% des suffrages exprimés. (432 voix). Dit autrement, à 30 ou 40% près, il était au second tour. Et même en tête si l’on prend en compte les abstentionnistes et les votes blancs.

Que les envahisseurs sionistes ne se réjouissent donc pas trop vite de son élimination. La vérité non seulement est ailleurs, mais elle finit toujours par triompher…

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