Comment Israël va s’emparer de Chypre et autres exploits

Une agence de presse turque a découvert le plan secret d’Israël : s’emparer de la partie grecque de Chypre. Puis de celle occupée par la Turquie. Et s’il le faut, enchaînent certains sites juifs, Tsahal ira jusqu’à Istanbul…

A la base, il y a un événement bien réel : la rencontre, ce 16 février 2012, entre Benjamin Netanyahou et Demetris Christofias, le Premier ministre de Chypre. Sujet de la rencontre : l’exploitation commune des riches gisements de gaz situés dans les eaux maritimes des deux pays.

Le projet est de construire un terminal gazier sur l’île. Mais, grave erreur : les modalités de l’entretien sont restées secrètes. Louche, en a déduit la plutôt sérieuse (en général) agence de presse turque « Anadolu ».

Ses fins limiers ont eu vite fait de découvrir le pot aux roses. Il y avait une implacable machine de guerre contre la Turquie là-dessous. Un complot machiavélique dont l’agence a su reconstituer l’infâme processus. Le voici.  

Il est bien clair que, crise grecque oblige, Chypre n’a pas les moyens de financer un terminal qui coûte tout de même dans les 10 milliards de dollars. Israël, par contre, n’a pas ce souci puisque c’est le pays des Juifs. Et nul n’ignore qu’ils croulent tous sous l’argent.

En bons commerçants, les Juifs ont exigé en échange que ce soient des Israéliens qui construisent le terminal. Ce qui nécessitera déjà 10.000 techniciens, a calculé « Anadolu ». Plus leurs familles. Total : 30.000 Israéliens. 

Qui plus est, les Israéliens, nul ne sait pourquoi, s’inquiètent en permanence pour leur sécurité. Netanyahou a donc exigé de pouvoir déployer 20.000 soldats pour protéger ses ressortissants. Bingo : les voilà 50.000.

Un vrai « petit Israël » en terre chypriote. Et n’allez pas croire qu’ils s’en iront une fois le terminal terminé, explique l’agence de presse. Vous connaissez tout de même les Juifs : vous leur donnez un doigt et ils prennent tout le bras.

Autant dire que d’ici peu, la partie grecque de l’île sera une annexe d’Israël. Ce qui laisserait encore l’agence assez indifférente si, depuis 1974, il n’y avait au nord de l’île, la « République turque de Chypre ».

Un Etat auto-proclamé, reconnu par la seule Turquie et qui n’existe que grâce aux 40.000 soldats qu’elle y maintient. Mais, quoi qu’il en soit, voici Ankara, déjà agressée par l’Etat juif dans l’affaire de la « flottille », qui se retrouve avec des troupes ennemies à sa frontière…

Israël n’est pas un village kurde

Rien d’étonnant donc, si en bon connaisseur des velléités impérialistes d’Israël, le Premier ministre Erdogan se prépare déjà à un conflit qui ne saurait tarder… On s’amuserait davantage de ce scénario abracadabrantesque si «Anadolu » était la seule à y croire.

Hélas, bon nombre de sites juifs ont embrayé sur l’histoire. Ils n’ont pas trouvé étrange un seul instant que Chypre accepte des troupes étrangères sur son sol. Ni que, dans le contexte actuel, Israël se prive d’un dixième de ses forces d’active.

Il est vrai qu’il s’agit de sites de droite dont, comment dire, dont la lucidité n’est pas la principale qualité, voilà. Leurs forums ont aussitôt commencé à débattre sur le mode : les Ottomans ont bien occupé la terre d’Israël. Chacun son tour.

D’ailleurs, explique un internaute, notre armée ne fera qu’une bouchée de ces brutes. Oui, s’inquiète un autre, mais si les Turcs attaquaient le pays lui-même ? Bah, le rassure un autre : qu’ils essaient et ils verront vite qu’Israël n’est pas un village kurde désarmé.

Et ainsi de suite jusqu’à ce que Tsahal soit tout près d’envahir Istanbul pour fermer les Détroits et apprendre à vivre à ces Turcs. C’en est venu au point que le ministère israélien des Affaires étrangères a dû démentir tout envoi de troupes où que ce soit.

Et, une fois n’est pas coutume, on a tendance à le croire….

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