Petit florilège des intentions de vote aux élections législatives de ce 22 janvier 2013, parmi les « People » israéliens. A la clé, rappelons-le, le poste de Premier ministre, avec, selon les sondages, toutes les chances pour Benjamin Netanyahou d’être réélu.
A gauche, le célèbre écrivain et scénariste Etgar Keret se désespère du manque d’urgence ou de passion parmi les candidats « Ce scrutin ressemble à l’élection du nouveau capitaine du Titanic » affirme-t-il au New York Times. « Quand vous leur dites qu’on est en train de couler, ils vous répondent qu’ils préfèrent ne pas en parler. Nous n’avons pas besoin d’un Premier ministre qui maintienne le cap vers l’horizon, mais de quelqu’un qui saura quoi faire lorsque notre navire cognera l’iceberg ».
L’auteur Eshkol Nevo appelle, quant à lui, à voter d’urgence pour Avoda, jugeant qu’au centre comme à gauche, seule Shelly Yachimowich possède le « track record » pour contrer la droite. « Ses sept années intensives à la Knesser (42 propositions de loi) ont renforcé mon sentiment que la présidente du Parti travailliste est une femmesolide qui a cette aptitude à transformer son idéologie en actes », écrit-il dans le journal Haaretz. « Une seule chose ne peut être manipulée, c’est le bilan. On ne peut être jugé que sur des faits, non sur des promesses ».
Maintes fois récompensé, l’écrivain Amos Oz assure que « le gouvernement de Netanhyahou est le plus anti-sioniste qu’Israël ait jamais connu ». Penchant pour Meretz, il multiplie les sombres prophéties, allant jusqu’à comparer son pays avec un Etat d’apartheid, et attaquant aussi bien le Premier ministre que la présidente d’Avoda.
Le musicien Yonathan Geffen devrait lui aussi voter Meretz. Il appelle le public israélien à s’inspirer du dernier film Lincoln de Steven Spielberg. « Les partis religieux sèment la haine tandis que ceux de droite se focalisent sur la peur de l’autre ». Il poursuit : « Il n’y a qu’une option pour les Israéliens. Il n’y aura de justice sociale, de partage des devoirs et de frontières clairement définies que lorsque cessera l’occupation ».
Mais la droite n’est pas en reste et le Likoud (de profil plutôt ashkénaze à la Knesset, mais dont les électeurs sont majoritairement sépharades) a multiplié les efforts pour recruter des célébrités, telles que la chanteuse Sarit Hadad, qui a lancé la campagne de la formation Likoud-Beitenou, mais aussi le chanteur de musique orientale, Eyal Golan, l’ex-star du foortball Haim Revivo ou encore le comédien de stand-up Shalom Assayag.
Ce mardi à 21h (22h, heure locale), nous saurons si la population les a écoutés.
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