De la victoire de Barack Obama et de son influence aux USA et dans le monde

Quatre années de plus à la Maison-Blanche ! Le Président sortant, Barack Obama, a donc emporté les élections américaines face au candidat républicain Mitt Romney. Une élection dans laquelle la communauté juive américaine, en dépit de son faible poids démographique (2% de la masse des votants), a joué, comme à son habitude, un rôle déterminant.

Dans les grands foyers de peuplement, le nord-est des Etats-Unis et la Californie, le Parti démocrate enregistre à chaque élection des scores impressionnants. Traditionnellement démocrates, les Juifs américains sont aussi ceux que l’on courtise dans les Swing States, ces Etats indéterminés dont la couleur politique varie au gré des campagnes des candidats. Selon l’analyse de l’hebdomadaire juif new-yorkais The Algemeiner, dans les Etats à fort enjeu que sont la Floride, l’Ohio et la Pennsylvanie, Obama avait besoin de 70-75% du vote juif pour gagner localement. A l’échelle nationale, Barack Obama aurait effectué le même score. Selon les estimations à la sortie des urnes de la chaîne CNN, 70% des électeurs juifs auraient choisi Obama en dépit de craintes sur le partenariat avec Israël et le nucléaire iranien.

N’en déplaise à une partie de nos coreligionnaires, la réélection d’Obama est un point positif pour les Juifs du monde entier. Au cours de son premier mandat, le Président américain a en effet plusieurs fois témoigné de sa sympathie à l’égard du peuple juif, de son histoire et fait sien le combat contre l’antisémitisme.

Au niveau international, Israël demeure pour l’administration Obama un partenaire préférentiel au Proche-Orient. Si l’entente Obama-Netanyahou a pu connaître quelques récents remous, le soutien des USA à l’Etat hébreu est constant et ne sera pas remis en cause. Certains analystes ont même prouvé qu’Obama faisait preuve de plus de clémence à l’égard d’Israël sur un sujet aussi crucial que celui des colonies que l’administration Bush. De quoi démonter pas mal de clichés… L’on passera sur les affligeantes critiques provenant de la droite juive ne voyant en Obama qu’« un musulman de naissance à l’agenda obsessionnellement anti-israélien ». Le premier mandat du candidat démocrate s’est évertué, s’il le fallait, à prouver le contraire. L’on a désormais hâte de voir ce que donneront les quatre prochaines années. Hope, Progress, Forward ne sont pas des mots vains. Sur le dossier israélo-palestinien, le second mandat Obama pourrait être crucial : dans la lignée du discours du Caire et de la main tendue aux musulmans du monde entier, il se pourrait bien qu’Obama s’investisse, à l’instar d’un George W. Bush et d’un Bill Clinton, à fond dans le processus de paix au cours de son dernier mandat. L’aura d’un lauréat du Prix Nobel de la Paix cherchant à justifier sa récompense aux yeux du monde pourrait annoncer un engagement fort en faveur d’une solution de paix. Obama réussira-t-il là où ses prédécesseurs ont échoué. Il est trop tôt pour le dire, mais il y a, à nouveau, des raisons d’espérer…

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