Neurochirurgien de renommée mondiale, sénateur, le Pr Brotchi est un homme aussi pondéré que brillant. Il connait l’impact des mots et le poids des gestes, il sait que les uns et les autres peuvent sauver ou détruire.
Alors quand le Pr Brotchi écrit qu’il démissionne parce que « jene me sens plus chez moi, au sein même de mon université »,cela vaut la peine de lui prêter attention. Est-ce à dire qu’il voit, lui aussi, des oriflammes nazies flotter sur le campus de l’ULB ?
En aucun cas. Sa colère et sa tristesse sont dirigées, à juste titre, contre« contre l’absence de réactions fortes des autorités universitaires face à une succession d’incidents antisémites » Car, en définitive, c’est cette étrange mollesse des autorités universitaires qui pose problème.
Qu’une poignée de crétins ou de canailles dérapent est un souci. Que les hommes libres qui président aux destinées de l’ULB les laissent faire est une catastrophe. Et une insulte aux idéaux qui la fondent.
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