Une quinzaine d’associations issues de la communauté turque ont condamné ce lundi la réaction du bourgmestre de Saint-Josse-ten-Noode Emir Kir (PS) face à l’acte incendiaire commis le 17 novembre dernier contre l’Institut kurde de Bruxelles.
Les associations relèvent que cette institution est « au-dessus de tout soupçon » et que cet acte ne peut être que le fait de partisans du président turc Recep Tayyip Erdogan.
Elles dénoncent aussi le manque de volonté de poursuivre les auteurs des faits, exprimé par le bourgmestre dans ses déclarations en réaction à cet incident, et rappellent que « le rôle d’un bourgmestre est de s’occuper de la sécurité de tous ses administrés sans distinction ». Les associations condamnent par ailleurs ses propos à l’encontre de la manifestation qui a eu lieu en journée pour contester la politique turque et appeler à une prise de position plus ferme des autorités européennes.
Dans ses discours, Emir Kir avait réduit sa portée à la diffusion de la propagande de l’organisation terroriste PKK. Des propos qui démontrent, selon les associations, un manque de considération pour les arrestations massives d’intellectuels dans le pays. La demande de clarification du président du PS Elio Di Rupo est, selon elles, une réaction trop « timorée ».
Parmi les associations signataires figurent entre autres le Comité des Arméniens de Belgique, l’Institut assyrien de Bruxelles, l’Institut kurde de Bruxelles et la Maison du Peuple de Bruxelles.
« J’ai immédiatement condamné sans réserve ces actes inqualifiables qui ont été perpétrés, mais ce n’est pas le rôle d’un bourgmestre de communiquer sur une affaire judiciaire en cours », faisait valoir le bourgmestre de Saint-Josse réagissant ce lundi aux critiques.
Emir Kir rappelle qu’il avait sensibilisé ses services de police pour mettre en place des mesures particulières pour éviter des heurts en lien avec la grande manifestation kurde du 17 novembre.
Sur le fond dossier, il rappelle qu’une enquête judiciaire a été ouverte à la suite des incidents à l’Institut kurde qu’il revient au parquet de Bruxelles de communiquer sur cette enquête.
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