Des chiffres, des hommes et des enfants

Les chiffres n’expliquent pas tout, mais ils permettent souvent de clarifier un tant soit peu le présent et de mieux appréhender le futur. En voici deux séries concernant des catégories spécifiques d’Israéliens : les jeunes et les chrétiens.

« C’est là le dénombrement des enfants d’Israël, qui fut fait par Moïse, par Aaron et par les douze princes d’Israël, chacun étant marqué par sa maison et par sa famille » Nombres, I, 44

– Dans son rapport annuel, le Conseil pour la protection de l’enfance établit qu’en 2011, Israël comptait, en chiffres arrondis, 2.500.000 enfants de 0 à 17 ans (32,7 % de la population totale).

– En 2011, le nombre d’enfants pauvres a un peu baissé, passant de 890.000 en 2010 à 810.000. Ce qui fait encore plus d’un enfant sur trois. Et, avec 19,8 % de la population vivant dans le dénuement, Israël conserve le triste record du plus haut taux de pauvreté des pays de l’OCDE.

– 431.000 enfants (20 %) sont suivis par les services sociaux qui considèrent qu’ils sont en « situation de danger ».  

– La délinquance juvénile devient un réel problème : les enquêtes ouvertes par les tribunaux concernant les mineurs se sont accrues de 43,2 % par rapport à 2010.

– Comme dans tous les pays occidentaux, les distractions favorites de 80 % des adolescents israéliens consistent à flâner dans des centres commerciaux et à surfer sur Internet.

– 28 % des jeunes de 14 à 18 ans font du bénévolat. En tête, les jeunes orthodoxes (41 %), les  sionistes religieux (39 %), loin devant les laïcs ou les « traditionalistes » (15 %).

Les chrétiens en voie de disparition ?

– D’après le Bureau central des statistiques d’Israël, le pays comptait en janvier 2012, 154.000 citoyens chrétiens, soit 2 % de la population totale.

– Ils sont surtout installés à Nazareth (22.000), Haïfa (13.800), Jérusalem (11.600) et dans la petite ville de Shfaram, en Galilée (9.300).

– 80,4 % sont des chrétiens arabes. Les autres sont des immigrés russes qui ont accompagné un membre juif de leur famille se réclamant de la « Loi du retour ».

– Les Arabes chrétiens ont des taux exceptionnels de réussite dans leurs études : 63 % d’entre eux ont obtenu leur diplôme de fin d’études supérieures pour 58 % des étudiants juifs, 33 % des Druzes et 46 % des musulmans.  

– Cette communauté, déjà réduite, tend néanmoins à diminuer : certes, les familles chrétiennes ont en moyenne 2,2 enfants, à peu près comme les familles juives (2,3), mais moins que familles musulmanes (3,1).

-Ils tendent à se marier plus tard (29 ans) que les Juifs (27 ans et demi) ou les musulmans (26 ans). Et, d’une façon générale, leur taux de croissance est faible : 0,9 % alors que celui des  Juifs est de 1,7 % et de 2,7 % pour les musulmans.

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