Le Conseil d’administration du CCLJ a pris connaissance de l’article publié sur son site relatif au CCOJB et à la présidence de Serge Rozen.
Tout en réaffirmant le principe de liberté rédactionnelle des journalistes de Regards et en leur témoignant de sa confiance, le Conseil d’administration du CCLJ regrette sincèrement le ton de l’article et présente ses excuses à Serge Rozen qui a été blessé par son contenu. Le droit de réponse que Serge Rozen a envoyé suite à la parution de cet article est publié ci-dessous.
Le Conseil d’administration du CCLJ
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Ce jeudi 1er septembre est apparu sur le site du CCLJ un article à charge contre moi, annonçant des élections anticipées au CCOJB. J’ai effectivement appelé à ces élections en vue de la passation de mon mandat et de l’élection d’un nouveau comité directeur.
Beaucoup d’imprécisions et de réactions faussement outrées colorent l’article de Nicolas Zomersztajn. Seul le dernier paragraphe s’approche de la réalité. Le reste de l’article mêle allégrement, comme souvent, des attaques personnelles déplacées, des histoires incomplètes et des témoignages et commentaires de courageux anonymes. Pour chacun d’entre eux, qu’on identifie aisément, il y aurait beaucoup à dire, s’il était dans ma nature de m’abaisser à ce type de discours.
Répondre à chacun et, plus généralement de manière exhaustive à cet article ne serait pas d’une grande utilité, tant la vérité importe peu à ceux qui ont décidé de me clouer au pilori. Une chose cependant ne peut pas être laissée sans réponse: l’idée selon laquelle ma “présidence chaotique a affaibli l’institution fédérative du judaïsme belge”.
Ce qui affaiblit l’institution fédérative du judaïsme belge, c’est ce type d’articles, particulièrement parce qu’il est incomplet et biaisé.
Ce qui affaiblit le CCOJB, c’est aussi, pour ces courageux anonymes, dont certains sont membres du comité directeur, et pour les institutions qu’ils représentent, au premier rang desquelles le CCLJ, l’absence de dignité et de réserve alors même que le conseil d’administration du CCOJB a expressément demandé à ce que les positions des uns et des autres ne fassent pas l’objet d’une joute publique.
Ceux qui affaiblissent le CCOJB, ce sont ceux qui, avec une mine outrée et avec sérieux, suggèrent que cette institution doit être gérée de manière non professionnelle parce qu’il ne s’agit pas d’une entreprise.
Au final, ce qui affaiblit notre communauté, c’est l’absence d’empathie, de lien, de solidarité et de vision à long terme. Ce sont ceux qui divisent au lieu de rassembler; ceux qui aiment étiqueter plutôt qu’argumenter. Ce sont aussi ceux qui font taire les voix dissidentes, ce que je n’ai jamais fait, contrairement à ce qui m’est reproché.
Heureusement, des voix s’élèvent pour demander un renouveau générationnel, une nouvelle méthodologie de travail et un programme clair. À défaut de leur prêter oreille, le CCOJB risque gros.
Serge Rozen, Président du CCOJB
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