Miss America : damned, encore raté !
Nous avions évoqué la possibilité de voir Loren Galler Rabinowitz, actuelle Miss Massachussetts et ravissante JAP (« Jewish American Princess ») conquérir pour la première fois depuis 65 ans, le titre si envié de « Miss America ».
Hélas, hélas, c’est Térésa Scanlan, Miss Nebraska, qui l’a emporté. On sait qu’un vrai journaliste n’a jamais l’ombre de l’esquisse d’un parti pris. On se demande néanmoins pourquoi cette petite oie blonde à l’air bovin l’a emporté.
La seule explication crédible et logique, c’est que les Etats-Unis ont suivi le mauvais exemple de la Belgique dont la dernière Miss a, semble-t-il, été élue après un traficotage des votes digne de la Tunisie de Ben Ali…
Paradis perdu(e)
En soi, ce n’est pas très important : les oreilles des mélomanes israéliens n’arrêteront pas de vibrer parce que Vanessa Paradis a annulé son concert prévu à Tel-Aviv en février 2011. Mais cela a tout de même un côté vexant, blessant.
D’autant que nombre de médias juifs avaient fait de sa venue une victoire sur les tentatives de boycott d’Israël. Las, cette annulation confirme la dégradation de l’image du pays dans les opinions publiques. Inéluctablement, les « amis » deviennent neutres et les neutres, « anti »…
La droite juive criera bien sûr à la « déligitimisation », à l’antisionisme primaire, à l’antisémitisme déguisé. Sans jamais se demander si la politique du gouvernement actuel ne joueraiit pas un rôle dans ce rejet de plus en plus massif. Bienheureux les simples d’esprit car le royaume des certitudes est à eux…
Barak casse la sienne
Ainsi, Ehoud Barak quitte le Parti travailliste. De toute évidence, pour le plus grand bien de la gauche, d’Israël et donc du judaïsme mondial. Et certainement pas par intérêt personnel. Et puis après ?
De toute manière, ce ne sont pas des hommes tels que lui qui ramèneront la gauche -et donc la raison- au pouvoir dans l’Etat juif. Cela interpelle surtout sur le rôle exorbitant que jouent depuis des décennies les militaires dans la politique israélienne.
Ce n’est pas parce qu’on a été un stratège brillant, comme Barak le fut ou un général audacieux, comme Ariel Sharon, qu’on est automatiquement apte à diriger un Etat. Même Yitzhak Rabin a mis plusieurs décennies avant d’y parvenir.
Oups. Atteinte au moral de l’armée… Complicité de terrorisme… D’ici qu’une commission d’enquête de la Knesset ne se penche pas sur le financement de ce site…
Avigdor Lieberman : il faut le prendre comme il hait
Sont de plus en plus colère, à l’extrême droite. Il faut dire qu’ils se découvrent de nouveaux ennemis tous les jours. Dans le monde selon « Israël Beteinou » et son Génial Leader, Avigdor Lieberman, il y avait déjà la totalité des Arabes. Plus l’ensemble des musulmans. Sans oublier le reste des non-Juifs.
Et les Juifs de gauche. Et les Arabes israéliens. Et les pacifistes israéliens qui « diabolisent l’Etat juif ». Voici peu, il a ajouté à sa liste les ONG israéliennes, « complices du terrorisme » dont il veut faire contrôler les finances par une commission d’enquête, des fois qu’elles seraient payées par Al Quaïda.
Et voici qu’il a repéré toute une bande de gauchistes dans l’entourage de Benjamin Netanyahou (qui lui-même, n’est pas toujours bleu-blanc à ses yeux) : les Benny Begin, Réouven Rivlin ou Dan Méridor qui ont refusé de voter la création de la dite commission.
En plus, on ne l’apprécie pas à sa juste valeur. « On me compare au sénateur McCarthy, on me traite de fasciste ou de stalinien ». se plaint-il. Un pays aussi cruel mérite-t-il vraiment un Avigdor Lieberman ?
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